Chouette, un livre ! Le blog de Madame la Chouette

Une bibliothèque enfantine idéale

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Une bibliothèque enfantine idéale

Fantastique

Alexandre Dumas, Les aventures de Lydéric, grand forestier de Flandre

« A l’âge de dix-huit ans, Lydéric, dont la double éducation physique et morale était accomplie, était, quoiqu’il n’eût point quitté sa forêt nourricière, un des hommes les plus forts et les plus savants, non seulement du royaume des Francs, mais encore du monde entier. » Le jeune homme, qui ne se sait pas encore héritier de Salwart, prince de Dijon, enterre le brave ermite qui l’a recueilli tout bébé et part courir l’aventure dans le vaste monde.
Nous sommes au mitan d’un VIIe siècle que l’imagination flamboyante d’Alexandre Dumas (père) peuple non seulement de rois (Dagobert compris), de reines (ô douce Ermengarde !), de guerriers, d’ermites et d’évêques, mais aussi d’êtres surnaturels, dragons, nains et rossignols doués de parole. Car non seulement Dumas s’inspire d’une légende du XVIe siècle, bien vivace en Flandre, mais il emprunte divers événements à d’autres légendes médiévales. En effet, ce Lydéric, premier comte de Flandre, décide un jour, entre autres aventures, de conquérir le trésor des Nibelungen et d’épouser « la princesse Chrimhilde, sœur de Gunther, roi des Higlands ». Et hop ! Nous voici transportés dans un monde légendaire voisin ! Et dans un autre encore, quand Lydéric et Gunther embarquent pour l’Islande, à la conquête du château de Ségard, gardé par une hydre géante. Il y réveille… Brunehilde ! Force, beauté et courage ne manquent pas à notre héros pour voler d’exploit en exploit. La légende veut aussi que Lydéric, après avoir vengé son père en tuant son meurtrier le géant Phinaert, ait fondé la ville de Lille.
Paru en feuilleton entre 1840 et 1842 dans Le Musée des familles, ce récit a connu un succès immédiat. Réédité ici avec les illustrations de l’époque, il entraîne le lecteur dans des contrées aussi étranges que mystérieuses. Il le réconciliera peut-être, au passage, avec les imparfaits du subjonctif, les conditionnels passés et les phrases à rallonge qui naissent comme par magie sous la plume de Dumas.
Pour finir, sachez que les deux géants Lydéric et Phinaert parcourent tous les ans la ville de Lille lors de la célèbre braderie. Mais gare à qui osera leur chercher noise !

Dès 12 ans

Alexandre Dumas, Les aventures de Lydéric, grand forestier de Flandre, Les Amis de la culture européenne, 2006, 144 p., 14,50 € — Texte intégral. Pour commander, c’est ici.

Clément Roussier, Sullivan

… « Et les ciels de feu des soirs de la savane », précise le sous-titre. Or le roman commence par la rencontre du narrateur avec un vieil homme, aux portes du Sahara. Lequel vieil homme se lance dans un récit étrange : celui des aventures et des rencontres vécues par Sullivan, un renard blanc né dans le Grand Nord, mais dont le rêve est de connaître l’Afrique. Parce que « Il existe quelque part », une petite phrase qui trotte, et trotte, et trotte dans la tête de ce doux rêveur – homme ou renard. Qu’est-ce qui existe ? Où cela existe-t-il ? Sullivan l’ignore et il n’est pas certain que nous soyons parvenus à le savoir : la dernière page tournée, le lecteur sera peut-être plus attentif à la voix de sa conscience, et ce sera à lui de choisir sa route. Dans un autre temps, c’est le Petit Prince de Saint-Exupéry qui dialoguait avec un renard, à l’ombre d’une dune. Dans une veine analogue, Clément Roussier, grand voyageur, propose ici au lecteur un voyage initiatique, teinté de philosophie et de poésie. Certains le liront au premier degré, d’autres chercheront le sens de maximes ou de dialogues parfois énigmatiques. Il y a un côté un peu Peace and Love dans les aventures de ce renard routard qui aurait pu bourlinguer dans un Combi VW multicolore, mais qui a vaillamment tracé sa route sur ses quatre pattes – jusqu’en haut de la dernière colline.

Dès 12 ans

Clément Roussier, Sullivan, illustrations d’Allegra Pedretti, L’Ecole des Loisirs, 2020, 240 p., 12,50 €

Samantha Bailly, Chasseurs d’aurore

A Coupelune, le jeune empereur Fen, 14 ans, dépérit. Atteint de mélancolie. Le remède ? L’explorateur Andor pense l’avoir trouvé : contempler des aurores boréales. Trouvé, pas vraiment… car il reste à en capturer une et à la rapporter à Coupelune, depuis le lointain Norvif. Nombreux sont les candidats à partir en chasse. La petite Mune, 10 ans, elle aussi atteinte de mélancolie, ose embarquer avec son chat Hélios et se lie d’amitié avec Janus, un gamin qui n’a pas froid aux yeux. Quels étranges personnages leur porteront-ils aide et assistance ? Réussiront-ils l’impossible ? De défis en confidences, les deux enfants vont « se hisser vers le ciel ». Ils apprendront surtout que « ce qui a chassé la mélancolie, c’est l’émerveillement. Et l’émerveillement ne naît pas seulement de ce que l’on poursuit, mais de la chasse en elle-même ». L’illustratrice japonaise Munashichi, venue du jeu vidéo et du manga, a créé des décors fantasmagoriques et un univers somptueux, avec des architectures et des paysages d’une complexité redoutable. Les personnages ne sont là que par hasard, ce qui permet au lecteur de s’identifier aux héros du récit. Samantha Bailly, romancière et scénariste, tire les ficelles de cette épopée envoûtante, chargée en énergies positives. Embarquement immédiat pour le Norvif !

Dès 7 ans

Samantha Bailly, Chasseurs d’aurore, illustrations de Munashichi, Nobi Nobi, 2019, 76 p., 19,90 € — Imprimé en France

John Flanagan, Le siège de Macindaw, L’apprenti d’Arualen (tome 6)

Une chronique reçue de Mado – vous aurez donc quatre chroniques cette semaine !

« Le jeune homme s’assit sur une bûche devant le feu, sous un abri fabriqué avec la voile du drakkar. Il accepta une chope de bière et la but avec plaisir, tout en portant un toast aux Skandiens qui l’entouraient.
— Eh bien, Will, dit alors le skirl, qu’est ce qui t’amène jusqu’ici ?
Le Rôdeur dévisagea chacun des membres de l’équipage, aux visages anguleux et barbus.
— Je cherche des guerriers, répondit-il. J’ai l’intention de prendre un château d’assaut, et il paraît que vous vous y connaissez… »
Will est sur le pied de guerre. Keren a pris le contrôle de MacIndaw. L’invasion d’Araluen est imminente. Will doit à tout prix déjouer les plans de Keren, le traître, et de sa horde de criminels, qui font régner la terreur. Le jeune rôdeur est démuni face à une telle menace. L’arrivée d’un vieil ami et le recours aux anciennes croyances suffiront-ils à lui donner l’avantage ? Car, cette fois, Will ne se bat pas seulement pour la survie du royaume : s’il échoue la belle Alyss, prisonnière du seigneur félon, risque fort d’y laisser la vie…
Ce qui plaît à Mado et à ses enfants : le rythme soutenu des aventures pleines de péripéties ; le style, facile à lire mais plaisant ; le côté initiatique du jeune garçon qui devient homme ; pas d’histoire d’amour mièvre, mais de beaux sentiments ; la lutte du bien contre le mal.
Une série de fantastique avec initiation du héros orphelin, Will, par le Rôdeur royal, Halt. Des aventures palpitantes, avec leur lot de courage, de don de soi… un vrai roman de chevalerie fantastique.
De L’Ordre des Rôdeurs (tome 1) à Rôdeur Royal (tome 12), John Flanagan a inventé cette série pour donner, dit-on, le goût de la lecture à son fils ! 12 tomes, donc, même si le dernier volume finit en « queue de poisson ». « Même punition, même motif » ; pour améliorer son anglais, pourquoi ne pas lire en VO ? Voilà une digne suite à certaines histoires de sorciers !

Dès 9 ans

John Flanagan, Le siège de Macindaw, L’apprenti d’Arualen (tome 6), Le Livre de poche jeunesse, 2014, 416 p., 6,90 € — Traduit de l’anglais (Australie)

The Fan Brothers, Où l’Océan rencontre le Ciel

« Lucas vivait près de la mer, et la mer vivait près de Lucas. C’est une journée idéale pour sortir en mer, aurait dit son grand-père. Il lui parlait souvent d’un endroit lointain où l’océan rencontre le ciel. » Mais voilà, Grand-Père n’est plus là. Et Lucas de construire un bateau, « pour faire un long voyage ». Ce voyage, il le fera au pays de ses rêves. Nous y croiserons un énorme poisson d’or (pas un poisson rouge anglophone, un vrai poisson d’or) et accosterons un moment sur les îles Bibliothèques, faites de tous les livres qui parlent de l’océan… avant de repartir sur les ailes du vent. Fantaisie, émotion, poésie se conjuguent pour nous étonner et nous charmer. Hisse les voiles, matelot ! Les « Fan Brothers », ce sont Terry Fan, qui dessine, et Eric Fan, qui écrit et dessine aussi : un talentueux duo à qui nous devions déjà « Le Fabuleux Voyage du bateau-cerf ».

Dès 4 ans

The Fan Brothers, Où l’Océan rencontre le Ciel, Little Urban, 2019, 48 p., 15 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

Jules Verne (d’après), Voyage au centre de la Terre

« Le professeur Otto Lidenbrock et son neveu Axel ont trouvé un message secret très ancien caché dans un vieux livre. » Si ancien qu’il est écrit en runes ! Il y aurait un passage menant au centre de la Terre ! Et les voilà partis ! En 20 pages cartonnées, il ne manque ni les ichtyosaures, ni les plésiosaures, ni les champignons géants, ni le troupeau de mammouths ! De l’Islande au Stromboli, que d’aventures ! L’histoire est décomposée pour être accessible aux plus jeunes : des phrases très courtes, des objets simples, le tout en suivant la trame du livre et en respectant l’imaginaire de l’auteur. Mais l’essentiel, ce sera la voix de Papa pour raconter ce voyage extraordinaire.

Avant 3 ans

Jules Verne (d’après), Voyage au centre de la Terre, illustrations de Marjorie Béal, Editions Balivernes, 2019, 20 p. cartonnées, 9 € — Imprimé en Pologne.

Brunetto Latini, Le Livre du trésor

Avez-vous déjà rencontré une lucrote ? C’est « une bête originaire de l’Inde qui, en rapidité, surpasse tous les autres animaux. Elle est grande comme un âne, a la croupe d’un cerf, la poitrine et les pattes du lion, une tête de cheval, les pieds d’un bœuf, une bouche fendue jusqu’aux oreilles, et les dents qui sont formées d’un seul os. » Elle surgit de la page dans une envolée de feuilles mortes, cette bien curieuse bestiole ! Notre lucrote partage ce bestiaire avec le loup, la licorne, le dragon et la fourmi – non pas une « fourmi de 18 mètres », mais la fourmi géante des Histoires d’Hérodote. Brunetto Latini (v. 1220 – 1294), un temps chancelier de Florence, a compilé mythes et sources diverses, et les a mêlés à sa propre expérience. Dans ces extraits de son Livre du Trésor, on savoure la façon dont les bestiaires médiévaux mettaient sur le même plan animaux fabuleux et animaux réels. Rébecca Dautremer s’est régalée à illustrer ces figures étranges et farfelues, insérant même un clin d’œil contemporain, avec cette cigogne nichant sur un poteau téléphonique. Une collection originale, toujours aussi surprenante que raffinée.

Dès 5 ans

Brunetto Latini, Le Livre du trésor, illustrations de Rébecca Dautremer, traduit du français médiéval par Gabriel Bianciotto, Grasset Jeunesse, coll. « Ma grande bibliothèque idéale », 2020, 32 p., 19,90 € — Imprimé en Espagne

Joseph Vernot, Sorcières, Fées et Princesses

« … et de quelques charmes tour à tour envoûtants et malfaisants », précise le sous-titre. Après les contes dont les héroïnes sont des « damoiselles en détresse », Vassilissa, Blanche-Neige et La Belle au bois dormant, voici les magiciennes, celle qui cherche à faire rôtir Hansel et Gretel, mais aussi Circé, Médée, Morgane et Mélusine… Brr, elles viennent de loin, et leur souvenir même fait frémir. Mais rassurez-vous, gentes lectrices, il y a aussi des « fées de salon », celles qui errent dans le « Songe d’une nuit d’été » ou notre adorable fée Clochette. Toutes, donc, héroïnes à part entière, figures féminines aux visages et aux talents variés, qui ne s’en laissent pas conter ! Que serait en effet la beauté d’une princesse sans la volonté et la vertu ? Mais autant savoir ce qui mijote dans certains chaudrons, car une demoiselle avertie en vaut deux !

Dès 12 ans

Joseph Vernot, Sorcières, Fées et Princesses, Editions Marmaille et Cie, 2018, 120 p., 20 €

Corinna Bille, Marietta, l’ours et le cavalier vert

Une marionnette qui s’ennuie, un ours en peluche rose qui rêve d’aventures, un minuscule cavalier vert et son cheval retrouvés lors d’un déménagement, une danseuse lilliputienne amoureuse d’une marionnette – d’une autre marionnette… , un petit singe décidé à courir le monde : les cinq nouvelles de ce recueil se passent toutes à la frontière du monde des jouets et du « vrai » monde. Cousins du Casse-Noisette de Hoffmann, nos jouets sont néanmoins… très suisses. Ils évoluent dans un décor de montagnes et de grandes personnes assez raisonnables, et rivalisent d’imagination pour s’évader. Quelle belle image que la métamorphose de la petite danseuse en une libellule ! Corinna Bille prend le temps de croquer paysages et intérieurs, sentiments et sensations, avec des mots simples qui vont droit au cœur. Idéal pour prolonger la magie de Noël !

Dès 5 ans (pour être lu) et dès 8 ans (pour lire tout seul)

Corinna Bille, Marietta, l’ours et le cavalier vert, illustrations de Mirjana Farkas, La Joie de lire, coll. « La petite bibliothèque de S. Corinna Bille », 2019, 40 p., 14,90 €

Marcel Aymé, L’Eléphant

Il pleut tant et tant que Delphine et Marinette décident de « jouer à l’arche de Noé ». Les parents partis, comme souvent, chez l’oncle Alfred, elles font entrer dans la cuisine tous les animaux de la ferme. Mais, qui va jouer l’éléphant ? Voilà une petite poule blanche bien décidée à endosser le rôle… Et par la fantaisie de Marcel Aymé, maître es formules magiques, la poule devient vraiment un éléphant. Un énorme éléphant…
Il revenait bien sûr aux Editions des Eléphants de rééditer ce Conte bleu du Chat Perché écrit en 1941 – et qui n’a pas pris une ride. D’autant plus qu’il est illustré des bois colorés et pleins d’humour de May Angeli, à qui nous devions déjà Les Boîtes de peinture .

Dès 8 ans

Marcel Aymé, L’Eléphant, illustrations de May Angeli, Editions des Eléphants, 2019, 48 p., 16,50 €

Fanny Gordon, Le Bureau des Fantômes – Black Moor

« — Donc vous êtes des fantômes !? s’écria Tim avec une réaction d’effroi qu’il ne chercha pas à contrôler.
— Oh non, pas du tout, vous êtes, et nous sommes tous ici, des spectrus. Mais je ferai mieux de tout vous raconter. Vous êtes prêts ? »
Tim et Mo viennent juste de mourir. Si leur enveloppe corporelle est restée sur terre, leur énergie vitale, libérée, a pris « une forme nouvelle et légère : le spectrus. Mais au lieu de traverser le « pont d’ailleurs », ils ont été poussés par le « lac aux souvenirs » vers une île étrange qui abrite une non moins étrange organisation : le Bureau des Fantômes. Lequel a pour tâche d’aller convaincre les fantômes récalcitrants de lâcher le monde des vivants pour l’au-delà. Accompagnés de deux charmantes et espiègles « spectras », nos deux héros vont se retrouver au cœur d’une mission dangereuse. Car le terrible Mac’Allan, patron de la Ligue des Fantômes, a fait de son château de Black Moor une zone de non-droit… Mais attention, plus de chaînes grinçantes, plus de draps blancs flottant dans la brume, mais de la technologie de pointe ! Et beaucoup, beaucoup d’humour ! Voilà bien la chance de lire un roman écrit en français par deux grands noms de la littérature jeunesse, Pascale Perrier et Véronique Demamarre-Bellégo : il fourmille d’inventions verbales et de jeux de mots délirants et sème ici ou là, sans avoir l’air, quelques citations de Lamartine. La palme revenant à deux pastiches irrévérencieux : sur l’air de l’Internationale, se chante « C’est la ligue des fantômes / Groupons-nous et demain / Avec Mac’Allan / Hantons le genre humain ». Et personne n’ignore la mélodie qui accompagne « Ami, entends-tu le vol noir des fantômes sur nos plaines ? / Ami, entends-tu les rires sourds des fantômes qui s’déchaînent… ».
Dès le 16 octobre, allez voir le site www.lebureaudesfantomes.com. Un concours d’écriture permettra aux lauréats d’intégrer le deuxième volet du Bureau des Fantômes.

Dès 10 ans

Fanny Gordon, Le Bureau des Fantômes – Black Moor, Editions du Rocher, 2019, 180 p., 12,90 € — Imprimé en France

David Moitet, Alice

« Pourcentage de la population sujet au somnambulisme : un à quatre pour cent.
Nombre d’élèves atteints à cet étage : cent pour cent moins Samantha O’Donnel.
Conclusion : il se passe un truc très étrange… »
Et Samantha, Sam pour ses amis, de suivre dans les dédales de la tour Alice ces zombies qui, le matin encore, étaient les meilleurs geeks de leur génération, fiers d’avoir intégré le prestigieux institut Alice. Si cette ado surdouée a osé passer le concours d’entrée, ce n’est pas tant pour coder des algorithmes complexes que pour retrouver Arnaud, son seul ami, dont elle n’a plus de nouvelles… La recherche de ce « truc très étrange » va la mener, avec Alex et Arnaud, des tours de la Défense aux Alpes Mancelles, sous le patronage singulier de Lewis Carroll. Sous la forme d’un polar, l’auteur mêle enquête « policière » et récit d’aventure tout en faisant réfléchir sur les dangers de l’intelligence artificielle. Des automates fabriqués par Héphaïstos au célèbre HAL 9000 de L’Odyssée de l’espace, en passant par Pinocchio et Frankenstein, il n’est pas toujours bon que les créatures échappent à leur maître… Car enfin, qui est exactement Alice, richissime et trop parfaite businesswoman ?

Dès 10 ans

David Moitet, Alice, Editions du Rocher, 2019, 164 p., 12,90 € — Imprimé en Bulgarie.