Thème

Adolescents

Marie Desplechin, Séraphine

Marie Desplechin, Séraphine

Il ne fait pas bon être orpheline sur la Butte en 1885 — mais Séraphine, dite Fifi, ne se plaint pas : elle a un toit, de quoi manger, un tablier et Jeanne, chez qui elle a été placée, lui a fort bien appris à coudre. Le jour de ses 13 ans, l’abbé Sarrault, qui œuvre autour de Saint-Lazare (l’hospice, pas la gare), lui offre une médaille de sainte Rita. Prières à la patronne des causes désespérées, rubans accrochés à l’arbre aux vœux, mais aussi regards affûtés sur son entourage vont aider Séraphine à affronter son destin. Pendant que se construit la basilique (dont la grandiloquence en prend pour son grade !), la Butte frémit encore des souvenirs de la Commune. Or, si la mère de Séraphine est morte en couches, la jeune fille ignore qui est son père. D’autres le savent, et comme dans tout roman bienveillant, père et fille se retrouveront – grâce à une chaîne d’amitiés révolutionnaires.
Ce roman pose sans mièvrerie la question de la pauvreté du Paris laborieux de la fin du XIXe siècle, une pauvreté physique et morale que les institutions peinent à éradiquer, ce qui en fera terreau du socialisme, puis de l’anarchisme. Une touche de féminisme, un va-et-vient entre survivances quasi-païennes et progressisme parfois anticlérical, en font certes un roman à thèses, mais la plume de Marie Desplechin nous invite à parcourir aussi un Paris oublié, des estaminets de Montmartre aux ateliers du faubourg Saint-Antoine, avec un détour par Argenteuil, celui des impressionnistes. L’espoir réside aussi dans le fait que chaque personnage a des côtés positifs, une attention à l’autre qui peut être brouillonne ou maladroite, mais qui ouvre vers des temps meilleurs – le temps des cerises. Un roman qui invite à la réflexion.

Dès 12 ans

Marie Desplechin, Séraphine, L’Ecole des Loisirs, 2020, 256 p., 6,80 €. Réédition du roman paru en 2007.

Yves Marchand, Les Mystères d’Héraclite

Yves Marchand, Les Mystères d’Héraclite

Sur les marches du temple d’Artémis, à Ephèse, un adolescent n’écoute guère les tirades de son père. Il est là, bouche bée, à regarder passer la jolie petite Népias, la fille d’un riche citoyen de la ville. Il se nomme Héraclite, et ne sait pas encore qu’il sera encore célèbre dans 2500 ans ! Célébrer le culte de Déméter, être initié aux mystères d’Eleusis, en revenir avec la promesse de devenir immortel ? Être invité à profiter de sa jeunesse, de sa réputation, de sa fortune, et, bientôt, de la jeune Népias ? Mais voilà que le jeune homme se met à douter en regardant le Caÿstre. « Ce fleuve… Ce vieux fleuve… Il s’écoule… Tout s’écoule. Personne ne se baigne deux fois dans la même eau. Si bien que l’on se baigne et que l’on ne se baigne pas deux fois dans le même fleuve. » Et le philosophe de refuser une vie toute tracée : « Tout s’écoule, mais qui regarde-t-on ? Celui qui se laisse emporter sans un mot, comme les moutons qui tombent de la berge, ou le nageur qui lutte contre les courants ? Qui des deux aura eu la vie la plus belle, même si la fin est la même ? »
Fidèle à l’esprit de la collection, « Les Mystères d’Héraclite » traduit en un récit mi-fable mi-biographie ce que la pensée d’Héraclite (535 –475 avant J.-C.) a apporté à la philosophie grecque.

Adolescents

Yves Marchand, Les Mystères d’Héraclite, illustrations de Donatien Mary, Les Petits Platons, 2015, 64 p., 14 € — Imprimé en France

Isabelle Fabula, L’Élixir du bourreau

Isabelle Fabula, L’Élixir du bourreau

De la part d’Hélène G. — Ce roman se déroule dans un Moyen Âge imaginaire où déjà, le choix des noms propres indique l’humour. Les personnages sont un peu caricaturaux, bien sûr, c’est à la fois pour faire rire et aussi réfléchir. Et le méchant n’est pas celui auquel on pense au début de l’intrigue, ce n’est pas si basique. Le suspense bien gardé et le dénouement, inattendu. La langue est riche sans être pompeuse, avec un vocabulaire propre à la période du Moyen Âge.
Et voici ce qu’en dit Fleurus : « Après la mort accidentelle de son père Philippe, Richard (12 ans) devient comte. Il part vivre chez son oncle, le roi Frédéric, avec sa mère, Clotilde, sœur de ce dernier au château de Crénelais où vivent également ses cousins, les princes Alaric (15 ans) et Eudéric (14 ans), et leur sœur, la princesse Benjamine (10 ans).
Un soir, une servante est retrouvée empoisonnée à l’Élixir du Pourfendeur, un poison lent inventé par Maître Stratus, alchimiste du roi. Malheureusement, il n’a pas encore trouvé l’antidote. Le roi Frédéric confie l’enquête au capitaine de sa garde (et ami), le chevalier Enguerrand de Castagnac. C’est compter sans Gaudric et Richard qui décident d’aider Enguerrand malgré lui. »

Dès 12 ans

Isabelle Fabula, L’Élixir du bourreau, Fleurus, coll. « Le royaume de Naguerre », 2020, 196 p., 13,90 €

René Goscinny, Le petit Nicolas

René Goscinny, Le petit Nicolas

De la part de Sixtine R. — Depuis plus de soixante ans, le Petit Nicolas est bien connu de tous les écoliers pour ses multiples talents, allant de ses pires bêtises à des choses « drôlement chouettes ». Il mérite d’être à nouveau mis à l’honneur.
Avec ce jeune garçon turbulent, le lecteur apprend l’amitié, l’amour des parents même quand on ne les comprend pas, la joie d’aller à l’école malgré le surveillant, la force de la bande de copains et surtout, le bonheur de jouer. A tout cela se joint ce regard de l’enfant sur le monde des adultes, qui permet aux jeunes lecteurs de porter un autre regard sur le monde. La vie est plus facile quand on rit de bon cœur !
En plus de tout cela, les aventures du Petit Nicolas, ce sont aussi de belles illustrations, et une langue française délicieuse portée par ce ton humoristique qui signe la série. Un régal à partager entre générations : les grands-parents expliqueront en effet à leurs petits-enfants certains détails venus des années 1960 et aujourd’hui un peu bien oubliés. Et les parents se souviendront du temps béni où ils bénéficiaient d’une grande liberté – dont il ne fallait pas abuser non plus.

A partir de 12 ans

René Goscinny, Le Petit Nicolas, illustrations de Jean-Jacques Sempé, Gallimard Jeunesse, coll. Folio Junior – dernière édition disponible : 2007, 176 p., 7 € — Ce premier tome est suivi de nombreux autres, tout aussi drôles.

Selma Lagerlöf, Le Livre de Noël

Selma Lagerlöf, Le Livre de Noël

« Nulle part ailleurs dans la région qu’à Mårbaka on distribue ainsi les cadeaux de Noël après avoir mangé le riz au lait traditionnel. Mais à Mårbaka subsistent d’anciennes coutumes et qui nous conviennent. Rien ne peut égaler cette attente qui, des heures durant, tout au long de la veille de Noël, se prolonge parce que l’on sait que le meilleur reste à venir. » Le meilleur, c’est pour la petite Selma, dix ans, ce n’est pas vraiment la boîte à ouvrage et ses accessoires, devant rappeler à la demoiselle qu’elle n’est pas très douée pour coudre et broder. Non, ce qu’elle attend, c’est un livre qu’elle lira à la lumière de sa bougie… Mais ce livre commence par « Il était une fois un roi » — en français ! Après ces souvenirs aigres-doux, Selma Lagerlöf conte la légende christianisée de sainte Luce, celle de la manière dont la gorge du rouge-gorge devint rouge, celle du Nouvel An des animaux, et plusieurs autres, parfois un peu moralisatrices, mais pleines de cet inimitable charme des Noëls scandinaves. Avec quelques illustrations de Carl Larsson.

Dès 12 ans

Selma Lagerlöf, Le Livre de Noël, Actes Sud, 2007, 107 p., 6,60 € — J’ai trouvé le volume d’occasion dans son édition de 1994.

Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle

Mowgli « se fatiguait beaucoup d’avoir à répéter cent fois la même chose. Mais, comme Baloo le disait à Bagheera, un jour que Mowgli avait reçu la correction d’un coup de patte et s’en était allé bouder :
— Un petit d’homme est un petit d’homme, et il doit apprendre toute… tu entends bien, toute la Loi de la Jungle.
— Oui, mais il est tout petit, songes‑y, dit la panthère noire, qui aurait gâté Mowgli si elle avait fait à sa guise. Comment sa petite tête peut-elle garder tous tes longs discours ?
— Y a‑t-il quelque chose dans la Jungle de trop petit pour être tué ? Non. C’est pourquoi je lui enseigne tout cela, et c’est pourquoi je le corrige, oh ! très doucement, lorsqu’il oublie.
— Doucement ! Tu t’y connais, en douceur, vieux Pied de Fer, grogna Bagheera. Elle lui a joliment meurtri le visage, aujourd’hui, ta… douceur. Fi !
— J’aime mieux le voir meurtri de la tête aux pieds par moi qui l’aime, que de lui voir arriver du mal à cause de son ignorance, répondit Baloo avec beaucoup de chaleur. Je suis en train de lui apprendre les Maîtres Mots de la jungle appelés à le protéger auprès des oiseaux, du Peuple Serpent, et de tout ce qui chasse sur quatre pieds, sauf de son propre clan. Il peut maintenant, s’il veut seulement se rappeler les mots, réclamer protection à toute la jungle. »
Une nouvelle édition du célèbre Livre de la Jungle est toujours un pari – celui-ci est réussi, grâce aux illustrations, frises et divers objets animés interactifs créés par le studio MinaLima, connu pour avoir créé l’univers graphique de la série Harry Potter. Des illustrations qui viendront bien à propos au fil du texte, avec leurs couleurs chaudes et leur inspiration indienne. Dans la traduction historique de Louis Fabulet et Robert d’Humières (1899).

Dès 10 ans

Rudyard Kipling, Le Livre de la jungle, illustrations et animations de MinaLima, Flammarion Jeunesse, 2020, 320 p., 28,90 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Chine

Hege Barnholt, En direct de Scandinavie : les trésors de Noël

Hege Barnholt, En direct de Scandinavie : les trésors de Noël

« Noël, c’est l’attente, la joie, l’effervescence, les sentiments chaleureux et surtout les traditions » annonce l’auteur de ce livre aux trésors. En Scandinavie, Noël se prépare dès octobre, quand les nuits rallongent, rallongent… Et pour s’occuper les mains, les bonnes idées ne manquent pas : boules de mousse, photophores, cadeaux fabriqués à partir de petits riens, sans oublier de nourrir les oiseaux sauvages. Et pour se réchauffer, rien de vaut le glögg de grand-mère, agrémenté de petits gâteaux aux formes traditionnelles et au parfum d’anis et de cannelle. A déguster sans modération !

Pour toute la famille

Hege Barnholt, En direct de Scandinavie : les trésors de Noël, photographies de Bjorn Johan Stenersen, Les Editions de Saxe, 2013, 160 p., 19,50 €

Howard Phillips Lovecraft, Les Montagnes hallucinées (tome 1)

1930 — Une expédition en Antarctique, quatre sommités scientifiques, seize étudiants. Des conditions climatiques extrêmes. Des découvertes étonnantes : des grottes, des fossiles étranges et puis, soudain, un énorme fossile, ne ressemblant à rien de connu, suivi de cinq comparses. Sont-ce vraiment des fossiles ? Une terrible tempête interrompt les liaisons entre les membres de l’équipe. Quand le narrateur, le professeur Dyer, arrive sur les lieux, il est trop tard : les hommes, comme les chiens, ont été victimes de violences effroyables. A tel point que le narrateur attend deux années pour raconter les événements tragiques et terrifiants vécus par son expédition – car ces créatures… à vous de découvrir ce que Dyer ose enfin raconter, afin de dissuader tout autre projet scientifique. La première partie de ce roman de Lovecraft paru en 1931, chef‑d’œuvre de roman fantastique, est ici illustré de main de maître par François Baranger. Grands espaces gelés, personnages en prise avec des mondes surdimensionnés, vues aériennes et aurores boréales, ruines tourmentées, toute cette inventivité est remarquablement servie par le généreux format du livre (27cm x 35cm). Pour savoir quelle était cette cité labyrinthique, il faudra attendre le tome 2 – sauf à satisfaire à sa curiosité avec un simple livre de poche, ce qui serait dommage.

Grands adolescents et adultes

Howard Phillips Lovecraft, Les Montagnes hallucinées (tome 1), illustrations de François Baranger, Editions Bragelonne, coll. « Les Grands Anciens », 2019, 64 p., 29,90 € — Traduit de l’anglais. Imprimé en Lettonie.

Herman Melville, Moby Dick

«  — Un cachalot blanc, j’ai dit, reprit Achab en jetant le maillet sur le pont, un cachalot blanc. Arrachez-vous les yeux pour le voir, les gars.
Tashtego, Daggoo et Queequeg avaient assisté à toute la scène avec un intérêt, une surprise plus intense encore que les autres, et l’évocation du front ridé, de la mâchoire torve, les avait fait sursauter, comme s’ils avaient été touchés, chacun, par quelque souvenir personnel.
— Capitaine Achab, dit Tashtego, ce cachalot blanc doit être celui que certains appellent Moby Dick.
— Moby Dick ? hurla Achab ? Tu connais donc le cachalot blanc, Tash ? »
Épopée maritime, roman universel, allégorie biblique, livre culte, Moby Dick résiste, par son immensité, à toutes les définitions. Pourtant, son intrigue même tient en quelques mots : la traque obsessionnelle par un homme du cachalot qui lui a arraché une jambe… Cette version, adaptée, tiendra le lecteur en alerte sur près de 200 pages, grand format.
De ses voyages en Asie, puis au Brésil, à Madagascar, au Chili, Olivier Tallec sait bien que l’océan n’est pas toujours bleu – ici, il prend toutes les nuances du rouge à l’orangé, tandis que les ciels s’agitent de tempêtes lors desquelles les marins se sentent tout petits.

Dès 10 ans

Herman Melville, Moby Dick, illustré par Olivier Tallec, École des Loisirs, coll. « Illustrés classiques », 2020, 14 € — Traduit et abrégé de l’anglais par Marie-Hélène Sabard.

Maurice Genevoix, Ceux de 14

Maurice Genevoix, Ceux de 14

« Debout tout le monde ! Debout ! Allons, debout !
Je secoue le caporal qui dort près de moi. D’un bout à l’autre de la section, c’est un long bruit de paille froissée ; puis des baïonnettes tintent, des culasses cliquettent. » Quelques lignes, prises au hasard dans cet énorme volume. Au jour le jour, le jeune sous-officier Genevoix a tracé le portrait de ses hommes, brossé les paysages environnants, tenté de faire comprendre à « ceux de l’arrière » ce qu’étaient les tranchées, les combats, les attentes, les souffrances, mais aussi les quelques instants de gaîté et l’immense camaraderie qui a permis de tenir… « Sous Verdun », « Nuits de guerre », « La Boue », « Les Éparges » : ces quatre récits sont suivis, dans cette réédition, de notes et de précisions bien utiles.
Un livre monument, non pas par le nombre de pages, mais par la mémoire des morts qu’il honore dans une langue simple et belle.

Adolescents

Maurice Genevoix, Ceux de 14, Flammarion, 2013, 953 p., 25 €.

Nathalie et Christophe Prince, Ainsi parlait Nietzsche

« Loin, plus loin que n’est allé le plus grand voyageur, se trouve une chaîne de montagnes, et au bout de cette chaîne, il y a une montagne plus haute encore et plus solitaire que les autres.
Sur cette montagne vivent un homme, un aigle et un serpent.
Un homme… Il faudra creuser cette question ! Disons que c’est le héros de cette histoire. Il s’appelle Friedrich Nietzsche et la montagne s’appelle le mont Zarathoustra. L’aigle et le serpent ne s’appellent pas, car ils sont toujours là. » Avec un talent de conteurs inimitable, Nathalie et Christophe Prince conduisent le lecteur à la suite du philosophe : dans son périple, de la montagne vers la ville et plus loin encore, ils lui font rencontrer le funambule, la Sphinge, le grand dragon TUDOIS, le lion, les mouches bourdonnantes, les filles-fleurs, le plus laid des hommes… jusqu’au jour où le philosophe remonte sur sa montagne. Et là, il entame, avec un enfant, une partie de cache-tampon. « L’enfant, sa dernière métamorphose ». Le Lyonnais Yann Damezin, venu de la BD, illustre cet album avec une fantaisie virevoltante très colorée qui nous maintient en alerte au fil des pages.
Les Petits Platons ont fait le choix audacieux d’initier les enfants à la philosophie. L’équipe propose, outre ses ouvrages, des causeries et des ateliers philo. Mais l’audace se traduit aussi par des prises de risques financiers ! Ainsi, ce volume a pu être imprimé grâce à une levée de fonds. Et cela a marché ! Vous pouvez donc acheter ce volume et tous les autres en ligne auprès de la librairie des Petits Platons.

Dès 9 ans – et sans limite d’âge

Nathalie et Christophe Prince, Ainsi parlait Nietzsche, illustrations de Yann Damezin, Les Petits Platons, 2020, 64 p., 14 € — Imprimé en Europe

Cécile Quiniou, Escale à Buenos Aires

Etudiante en histoire de l’art, Jade, dans ce 3e tome, rejoint ses parents à Buenos Aires. Mais les vacances vont se prolonger. La naissance de Zoé et Théo, les jumeaux, a failli coûter la vie à leur maman – et voici Jade devenue baby-sitter mais aussi stagiaire au musée des Beaux-Arts. Tout va basculer au rythme du tango argentin : un tableau disparaît, Jade est inculpée, et ses nouveaux amis Ana et Alberto jouent un étrange double jeu… Quant à ses relations avec Gaspard, son ami d’enfance, elles en font couler, de l’encre – et des larmes !
Ces aventures assez rocambolesques permettent à Cécile Quiniou de donner chair à des héros et des héroïnes qui vivent leur catholicisme de manière décomplexée et militante : aide aux plus pauvres, sens de la justice, discussion sur le mariage et sur les relations amoureuses, pardon et miséricorde sont des thèmes récurrents d’un sympathique roman pour adolescentes.

Adolescentes

Cécile Quiniou, Escale à Buenos Aires, Mame, coll. « Le monde à cœur battant », 2020, 286 p., 15,90 € — Imprimé en Italie

Cécile Quiniou, Manille, Embarquement immédiat, Mame, coll. « Le monde à cœur battant », 2020, 240 p, 15,90 €
Cécile Quiniou, Bienvenue à Calcutta, Mame, coll. « Le monde à cœur battant », 2020, 296 p, 15,90 €