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07/04/2017

Gwenaële Barussaud, 1791, Une princesse en fuite

17-04-barussaud-  1791 princesse en fuite.jpg« Au milieu de la nuit, Marie-Thérèse ouvre les yeux. Où se trouve-t-elle ? Pour la jeune princesse, habituée à dormir dans un lit à baldaquin, la situation n’a rien d’ordinaire. Malgré l’obscurité, elle reconnaît l’habitacle de la voiture, la silhouette de sa gouvernante. Elle devine le souffle du dauphin allongé près d’elle. En un éclair, les souvenirs de la fuite lui reviennent. C’est donc bien vrai ? On a quitté le palais des Tuileries ? » En ce petit matin du 21 juin 1791, la voiture n’a pas encore franchi la barrière Saint-Martin et a déjà pris du retard… Un retard qui lui sera fatal, quand, le lendemain, la famille royale sera reconnue et arrêtée à Varennes. Gwenaële Barussaud a choisi de raconter les six journées du 20 au 25 juin 1791 du point de vue de Marie-Thérèse, Madame Royale, tout juste âgée de 12 ans. Douze ans, à peine l’âge des lecteurs et lectrices de ce récit historique qui les tiendra en haleine. Même si la fin de cette tragique épopée est déjà connue, les divers épisodes et les anecdotes s’enchaînent sans répit. Est-ce dû à la fatigue des mauvaises nuits partagées avec la princesse ? Le relecteur a laissé divaguer son imagination en citant, page 119, Châlons-sur-Saône en lieu et place de… Châlons-en Champagne, ce qui lui est tout pardonné.

Dès 9 ans

Gwenaële Barussaud, 1791, Une princesse en fuite, Scrineo, 2017, 160 p., 10,90 €

17/03/2017

Gwenaële Barussaud, Lucille, À l’Heure gourmande

17-03-barussaud - lucille.jpg« L’enseigne, surtout, la ravissait. C’était un médaillon au centre duquel une religieuse nappée d’un rose pâle était entourée de branchages dorés. Au-dessus, de grandes lettres dorées affichaient fièrement le nom de l’établissement : « À l’Heure gourmande, salon de thé ». Lucille hocha la tête, sourit. Elle n’avait pas de doute, elle éprouvait même une grande confiance. »
Lucille Bordier est la sœur de Pauline, la jeune « demoiselle des grands magasins » (voir ici). Comme elle, elle tente de se faire une place dans le Paris exubérant du Second Empire. Après bien des mésaventures – femme de chambre d’une jeune fille à la mode, puis servante dans un luxueux hôtel de Dinard – elle décide d’ouvrir le premier salon de thé de la capitale. Les clientes afflueront enfin quand son amie Juliette (voir ici), styliste en vogue, organise la réception de son mariage À l’heure gourmande. Un roman « positif », aux rebondissements bien agencés.

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Lucille, À l’heure gourmande, coll. « Les Lumières de Paris », Fleurus, 2016, 320 p., 15,90 €

17/08/2016

Ailleurs dans le monde, 2

eteIndien-5.jpgDès 10 ans

Jean-Côme Noguès, Au bout des longues neiges, Nathan, 2014, 256 p., 15,90 €

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Les Aventurières du Nouveau Monde : Une terre de promesse, Mame, 2014, 205 p., 13,90 €

Gwenaële Barussaud, Les Aventurières du Nouveau Monde : Pionnières malgré tout !, Mame, 2015, 169 p., 13,90 €

Pour adolescents et adultes

Gerald Durrell, La trilogie de Corfou
T. 1 : Ma famille et autres animaux, La Table ronde, 2014, 400 p., 14 €
T. 2 : Oiseaux, bêtes et grandes personnes, La Table ronde, 2014, 352 p., 14 €
T. 3 : Le jardin des dieux, La Table ronde, 2014, 304 p., 14 €

16/08/2016

Romans historiques, 1

P1030064.JPGDès 9 ans

Hélène Montardre, Versailles, le défi du Roi-Soleil, Nathan, 2016, 64 p., 4,95 €

Dès 10 ans

Lorris Murail, Quand la comtesse de Ségur vit brûler Moscou, Scrineo, 2015, 144 p., 8,80 €

Dès 11 ans

Anne-Marie Desplat-Duc, L’intrépide cousine du roi, tome 1 de « Duchesses rebelles », Flammarion Jeunesse, 2016, 320 p., 14 €

Dès 12 ans, adolescentes

Gwenaële Barussaud, Madeleine et l’île des oubliés, coll. « Les demoiselles de l’Empire », Mame, 2016, 236 p., 13,90 €

29/07/2016

Romans pour demoiselles

franz-eybl-jeune-fille-lisant-1850.jpgDès 8 ans

Catherine Kalengula, Délices et Confidences, illustrations de Marie Spénale, Flammarion Jeunesse, 2016, 87 p., 10 €

Dès 9 ans

Comtesse de Ségur, Les malheurs de Sophie, Livre de poche, 2016, 256 p., 5,90 €

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Juliette, la mode au bout des doigts, Fleurus, coll. « Les lumières de Paris », 2015, 313 p., 13,90 €. Disponible au format Kindle, 7,49 €

03/11/2015

Gwenaële Barussaud, Juliette, la mode au bout des doigts

15-11-barussaud- juliette - mame.jpg« N’ayez pas peur d’être à l’avant-garde de la mode. J’ai observé les clientes à L’Elégance parisienne ; j’ai étudié les silhouettes sur les boulevards… Le vent tourne, la crinoline vit ses heures dernières. Il ne faut pas que nous rations le coche !
Alors Cordélia, qui ne demandait qu’à lancer les modes plutôt que de les suivre, se rallia à l’avis de sa dessinatrice. »
Juliette, l’héroïne de ce nouveau roman de Gwenaële Barussaud, est née dans les traboules lyonnaises, et a grandi dans un de ces ateliers de canuts qui tissaient les célèbres soieries. Montée à Paris en 1882, elle est embauchée comme « demoiselle » de magasin à L’Elégance parisienne – où elle a pour amie la jeune Pauline (voir ici). Remarquée pour ses bons conseils et son coup de crayon, elle devient la « créatrice de mode » attitrée de Cordélia, la fille d’un riche industriel. Juliette s’émancipera de cette tutelle en devenant dessinatrice de mode puis en créant sa propre maison de couture – et fera travailler les soyeux lyonnais.
Nous voici donc dans le Paris de Napoléon III : au-delà des étoffes et des falbalas, Gwenaële Barussaud n’a pas son pareil pour décrire une ville chahutée par Haussmann, ses lumières et ses ombres, ses bourgeois et le petit monde des employés, ses fêtes, ses chimères et ses réussites. Mais loin de verser dans une frivolité superficielle, l’auteur défend, à petites touches optimistes, les valeurs de travail, de courage, de fierté, de persévérance, avec bien sûr une touche de romantisme. Le tout fait un joli roman où l’élégance vraie demeure celle de l’âme.

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Juliette, la mode au bout des doigts, Fleurus, coll. « Les lumières de Paris », 2015, 313 p., 13,90 €. Disponible au format Kindle, 7,49 €

03/12/2014

Gwenaële Barussaud, Léonie et le complot impérial

14-12-Gwenaele Barussaud -Léonie - les demoiselles de l'Empire - mame- chouetteunlivre.jpgDécembre 1812. La jeune Léonie, 16 ans, est renvoyée de la prestigieuse institution de la Légion d’honneur pour avoir osé fuguer. Indocile ? Récalcitrante ? C’est l’avis de Madame la Surintendante. Mais la jeune fille, elle, se trouve plutôt intrépide – à l’instar des héros qu’elle admire, au premier rang desquels les tirailleurs grenadiers de la Garde impériale dont son père est colonel. Et le voilà bien embarrassé, le colonel Fauvel, quand sa fille lui est rendue… Veuf et soldat, il lui faut bien placer la demoiselle à l’abri de tout danger. Léonie entre ainsi à la Malmaison, comme lectrice de l’impératrice Joséphine. Mais la place est-elle aussi tranquille que cela ? De la Malmaison, en effet, à la suite de moult péripéties, Léonie va rejoindre Schönbrunn, et y rencontrer l’Aiglon, ce bel enfant aux boucles blondes. Et bientôt, la voilà qui complote… Une héroïne attachante, cette Léonie : courageuse, dynamique mais en règle avec sa conscience et fidèle à ses convictions, tant politiques que religieuses.
Après Héloïse, pensionnaire à la Légion d’honneur et Blanche ou la cavalcade héroïque, Gwenaële Barussaud livre ici un 3e tome tout aussi énergique et revigorant. Les trois romans peuvent être lus séparément.

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Léonie et le complot impérial (Tome 3 de la série « Les Demoiselles de l’Empire »), Mame, 2014, 220 p., 12,90 €

11/10/2013

Héritiers très illustres d’une immortelle gloire

13-10-Barussaud-demoiselles-empire-héloise-légion-d'honnneur-mame-chouetteunlivre.jpgFévrier 1811. En ce jour d’hiver, la jeune Héloïse Boisseau, 15 ans, franchit la porte de la Maison d’éducation de la Légion d’honneur, fondée en 1805 par Napoléon. Curieuse date pour entrer à l’école ? A la Maison impériale de Saint-Denis, les jeunes élèves entrent et partent alors au gré de leurs familles. Très intimidée, notre Héloïse, et on le serait à moins ! Mais aussi curieuse de l’enseignement qu’elle va y recevoir et des compagnes qu’elle va y rencontrer. Un peu de littérature, de géographie, de musique, autant de catéchisme et beaucoup (trop) de travaux d’aiguille : tel est le programme pour ces jeunes filles en robe blanche, puis en uniforme noir sanglé de la fameuse ceinture – Héloïse est très fière d’entrer directement en classe « nacarat ». Les sorties sont rares, mais prestigieuses : baptême du Roi de Rome, bal à Saint-Cloud… Un roman historique bourré de références à la vie quotidienne d’une jeune fille sous l’Empire et la Restauration, émaillé d’anecdotes très crédibles sur la vie de l’école – avec, en filigrane, peut-être quelques souvenirs de l’auteur, ancienne élève de cette prestigieuse institution.

NB : le titre de cette note est extrait d’un compliment récité par Héloïse à l’Empereur lui-même.

Dès 10 ans

Gwenaële Barussaud, Les Demoiselles de l’Empire, t. 1 : Héloïse, pensionnaire à la Légion d’honneur, Mame, 2013, 221 p., 13,90 €