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21/03/2018

Héros de jeunesse, émission de radio du 17 mars

logo-rl-small2.jpgAu sommaire de cette chronique, trois titres:

Angela Portella, Il n’est jamais trop tôt pour dire je t’aime, illustrations de Marie Bretin, Larousse, 2018, 40 p., 12,90 €

Jean-Philippe Arrou-Vignod, Un petit pois pour six, Histoires des Jean-Quelque-Chose, illustrations de Dominique Corbasson, Gallimard Jeunesse, 2018, 176 p., 12 €

Erik L’Homme, Phaenomen, Folio SF, 452 p., 10,50 €


podcast

 

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12/02/2018

David Almond, La Chanson d’Orphée

18-02-almond chanson  orphée.jpg« Le Nord ! gémissions-nous. Pourquoi faut-il vivre dans ce Nord glacial ? Pourquoi pas en Italie ? Ou en Grèce ? Nous éclations de rire. […]Tant pis, avions-nous dit. Nous inventerions notre propre Italie. Nous inventerions notre foutue Grèce à nous. Où ça ? Dans le Northumberland, bien sûr. »
Quelques grands lycéens. Du camping sauvage dans les dunes au nord de Newcastle. Des haricots tièdes dans des gamelles de fer blanc – mais aussi de la musique, des idéaux un peu flous, de très sérieuses amourettes. Et Orphée. Orphée qui passe, sa lyre en bandoulière, fascinant, envoûtant. Qui dompte les dauphins. Qui choisit Ella Grey, la meilleure amie de Claire, la narratrice. Ella mordue par une vipère, Ella descendue aux enfers. Une variation menée de main de maître sur le thème d’Orphée et d’Eurydice : romantisme, mystère, lyrisme sont au rendez-vous, sans compromis ni dans le tragique, ni dans la peinture de ces adolescents, « poètes disparus », capables de se soûler sur la plage comme de rêver aux grands mystères de la vie et de la mort.

Grands adolescents, jeunes adultes

David Almond, La Chanson d’Orphée, Gallimard Jeunesse, 2018, 288 p., 15 € - Traduit de l’anglais

01/02/2018

Jim Helmore, Mon lion blanc

18-02-helmore - mon lion blanc.jpgDans la nouvelle maison de Margot, tout est blanc, du sol au plafond – mais elle s’y trouve bien seule. « Un jour, elle entendit un bruit tout près d’elle.
- Que dirais-tu d’une partie de cache-cache ? fit une voix grave et douce.
Margot se retourna. Devant elle se tenait un lion blanc comme neige.
- D’où viens-tu ? demanda Margot.
- Oh, d’ici et là… répondit le lion. »
Aussi gigantesque qu’énigmatique, ce superbe lion blanc va se révéler le meilleur ami secret de la fillette, surgissant ici d’un mur, ailleurs d’un rêve. Et le jour où les amis de Margot viendront peindre sa maison de toutes les couleurs, elle saura retrouver son lion complice. A vous de découvrir où !
Un album tendre et poétique, sans mièvrerie, où les allusions restent légères et où la bienveillance est aussi douce que la fourrure de ce lion blanc.

Dès 4 ans

Jim Helmore, Mon lion blanc, illustrations de Richard Jones, Albin Michel Jeunesse, 2017, 32 p., 13,50 € - Traduit de l’anglais.

21/12/2017

Herman Melville, Moby Dick

17-12- melville moby dick.jpg« Ce n’est pas comme passager que je navigue. C’est comme simple matelot. Pourquoi ? Parce qu’on se fait un point d’honneur de me payer pour le mal que je me donne à bord, et aussi parce que le métier de la mer est le plus beau, le plus sain que je connaisse. » C’est en ces termes que se présente Ismaël, témoin de la plus célèbre chasse à la baleine de toute la littérature – et qui sera le seul survivant du naufrage du Péquod, baleinier commandé par un certain Achab. Moby Dick, cet immense cachalot blanc qui a eu le tort d’arracher une jambe d’Achab, est devenu, sous la plume de Melville (1819-1891), un véritable mythe.

Les illustrations de Biélorusse Anton Lomaev servent le roman avec une rare énergie, avec des tableaux le plus souvent en pleine page – et vu le format du livre (26 cm x 37,5 cm), on en prend plein les mirettes. Que le lecteur soit perché sur la vigie ou peine sur les avirons d’une baleinière, il est pris autant par l’image que par le texte (intelligemment abrégé) qui emporte, comme une vague, une autre et encore une autre.  

Dès 12 ans

Herman Melville, Moby Dick, illustrations d’Anton Lomaev, Editions Sarbacane, 2017, 168 p., 29,90 € ; traduit de l’anglais. Texte abrégé.

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03/11/2017

Erik L’Homme, Nouvelle Sparte

17-11-erik l'homme - nouvelles sparte.jpg« Alexia prononça les paroles rituelles qu’elle n’avait pas le droit de prononcer – il n’y avait aucun serment et aucun vol avant la troisième année académienne. "Belle squaline… Je te confie ma vie… Emporte-moi dans le ciel…"La porte devant elle s’ouvrit automatiquement quand le caisson fut plein. Alexia enclencha l’aqua-mode, actionna le levier de commande. La squaline se faufila-glissa dans l’obscurité froide des profondeurs du Baïkal. Le cœur d’Alexia vibrait d’une excitance totale. » Car la jeune fille a enfreint les lois de la Nouvelle-Sparte, cette cité recréée sur les rives du Baïkal après les Grands Bouleversements qui avaient, deux siècles plus tôt, « renversé les pays du Monde-d’avant ». Aux commandes de son engin, Alexia n’a qu’un seul but : aller sauver son ami Valère, aux prises avec de dangereux personnages qui perturbent sa mission dans la sombre Occidie.
Avec leurs jeunes compagnons, Valère et Alexia sont parvenus, quelques semaines auparavant, au terme de leur formation et ont vécu les épreuves de la terrible kryptie. Ils ont entendu le discours de la grande-prêtresse d’Hestia : « La force de la Fédération ne réside ni dans ses satellites-tueurs ni dans ses féroces squalines, mais dans le caractère de ses citoyens ! Leurs vertus – courage, ruse, tempérance – sont le vent qui nous porte vers tous les rivages ! La clef de tous les trésors, le marteau qui forge les patries vivantes, le bouclier sans lequel aucune civilisation ne saurait durer ! » Il était donc temps de passer à l’action !
Erik L’Homme signe ici un roman ambitieux, où la science-fiction se nourrit de l’héritage homérique, que ce soit dans le rythme du récit, dans la création de néologismes (« ils se sourire-lumière ») ou dans les discours du philosophe Goas. Empruntant à la fois à l’Iliade – comment réagir aux attentats qui sèment le chaos dans la cité ? – et à l’Odyssée – Valère est prisonnier en Occidie des charmes d’une sulfureuse Circé -, ce trépidant roman d’aventures futuristes est aussi une belle leçon de vie pour ceux qui ont « l’âge-de-toutes-les-folies ». Rassurez-vous, inutile d’avoir planché son grec ancien au lycée pour entrer dans la Nouvelle-Sparte – mais les hellénistes y trouveront un charme supplémentaire. Les lecteurs de Sylvain Tesson ne seront pas déçus non plus, pour des raisons plus… baïkaliennes.

Adolescents, jeunes adultes

Erik L’Homme, Nouvelle Sparte, Gallimard Jeunesse, coll. « Romans Ado », 2017, 320 p., 13,50 €

26/10/2017

Jean-François Chabas, Les filles de Cùchulainn

17-10-chabas- les filles de cuchulainn.jpg« Quelle était la véritable histoire du grand Shire ? Nous autres, gens des îles, aimons les mystères ; je crois que nous n’en aurons jamais notre compte. Et à cause de cette énigme qui s’attachait à ses origines et  son acquisition, j’ai encore plus aimé Cùchulainn. » Cet immense cheval noir et borgne, « paisiblement rétif », est la seule consolation qui reste à la narratrice quand son mari périt en mer. Huit mois après cette disparition, naissent des jumelles, Esther et Rebecca, enfants miroirs, qui ne communiquent qu’entre elles et passent pour simplettes. Cùchulainn, tel le héros de la mythologie celte dont il porte le nom, est-il comme lui « doté de pouvoirs magiques et divinatoires » ? L’étrange complicité qui le lie aux jumelles sauvera la famille et l’île entière de brigands malfaisants.
Un roman qui respire les embruns, à lire un jour de tempête, blotti dans une stalle ! Une belle réflexion sur le couple, la maternité, la filiation, aussi insolite qu’originale.

Adolescents

Jean-François Chabas, Les filles de Cùchulainn, L’Ecole des loisirs, coll. Medium, 2013, 110 p., 8,50 €

16/10/2017

Jirô Taniguchi, La forêt millénaire

17-10 Taniguchi - foret millénaire.jpgWaturu, un jeune Tokyoïte de 10 ans, est recueilli par ses grands-parents dans un village de montagne. Perturbé par le divorce de ses parents et la maladie de sa mère, il ne trouve guère de compassion auprès de ses condisciples – lesquels le mettent au défi de grimper dans un arbre immense, « leur » arbre, au cœur de la forêt. Une forêt bien étrange, née d’un tremblement de terre, dans laquelle vivent de curieux animaux...
Entre album, avec un format à l’italienne, et manga, par ses codes graphiques, cet ouvrage est le dernier opus du grand maître japonais, décédé avant de l’avoir terminé. La seconde moitié du livre est consacrée à une interview de Jirô Taniguchi (1947-2017) et au storyboard des épisodes qui devaient continuer l’histoire de Waturu. Cela donne un document à part, étrange et nostalgique, qui fait revivre le Japon des années 1950 où les kodama - les hamadryades nipponnes – s’inquiètent déjà de la bonne santé de la forêt.

Adolescents

Jirô Taniguchi, La forêt millénaire, Rue de Sèvres, 2017, 72 p., 18 €

19/09/2017

Eric Senabre, Megumi et le fantôme

17-09-senabre - megumi et le fantome.jpgQuel monument de Dublin va donc visiter Megumi Fujita, en ce mois de mai 1985 ? Rien de moins que la maison où vécut son arrière-arrière-arrière-grand-père, un médecin irlandais. Une maison pas comme les autres… en effet, elle est hantée ! Mais, en bonne écolière japonaise habituée aux esprits, kami, yurei et autres yôkai, Megumi ne s’enfuit pas aux premiers grincements de porte. Et voilà qu’elle va tout faire pour ramener le fantôme de son ancêtre à Tokyo. Commence alors une enquête riche en rebondissements. Megumi saura-t-elle délivrer Horatio Hearn de l’injuste malédiction qui l’a frappée ? Le roman débute donc sur les traces du Fantôme de Canterville pour continuer dans le voisinage de Mon voisin Totoro. Le tout sous la plume inspirée d’Eric Senabre qui, entre deux canulars hilarants (avis aux écoliers : un squelette peut aider à tricher), offre une belle réflexion sur l’identité, la transmission et l’amitié. Les adultes reliront en parallèle les Lettres japonaises et les Fantômes japonais de Lafcadio Hearn (1850 – 1904) à qui Eric Senabre rend ici un bel hommage.  

Dès 9 ans

Eric Senabre, Megumi et le fantôme, illustrations de Gloria Pizzilli, Didier Jeunesse, 2017, 224 p., 12 €

31/08/2017

Aventures

aventures.jpgDès 4 ans

Anne Cortey, Au fond des bois, illustrations de Julia Wauters, 2017, Sarbacane, 40 p., 15,50 €

Dès 10 ans

Judith Bouilloc, Les Maîtres du vent, Artège, 2016, 438 p., 17,90 €

Adolescents

Capitaine Caval, Feu sacré, Via Romana, 2017, 288 p., 12 €

14/07/2017

Grands auteurs (1)

grands auteurs.jpgDès 7 ans

Rudyard Kipling, Histoires comme ça, bois gravés de May Angeli, Editions du Sorbier, 2008, 360 p. Edition cartonnée : 29,40 € - Texte intégral.

Dès 9 ans (ou dès 7 ans si le livre est lu à haute voix par un adulte)

André Maurois, Le pays des Trente-six mille volontés, illustrations d’Alice De Page, Gautier Languereau, 2016, 64 p., 14,50 €

Adolescents

Jacques Prévert, Embrasse-moi, illustrations de Ronan Badel, Gallimard Jeunesse, 2016, 44 p., 14,90 €