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22/06/2017

Isabelle Huiban, Mon cahier Steiner Waldorf

17-06-huiban- cahier steiner waldorf.jpgFavoriser « le bien-être physique, le sens artistique » et stimuler l’imagination créatrice des enfants : tel est le projet de ce gros cahier d’activités de nature. Partant de ce qu’il peut faire dans la nature – se tenir droit comme un épi de blé, sauter comme un lapin -, l’enfant est par exemple invité à tracer des traits, en respirant bien. Bricoler, construire une cabane ou des lutins en laine, cuisiner dehors… autant d’activités toujours proposées en relation avec le rythme des saisons. Même si l’on n’est pas 100% adepte de cette pédagogie, les idées proposées sont riches de sens pour éduquer la tête, le cœur et les mains.

Avant 7 ans (mais aussi après…)

Isabelle Huiban, Mon cahier Steiner Waldorf, illustrations de Mizuho Fujisawa, Nathan, 2017, 80 p., 13,90 €

20/06/2017

Elise Fontenaille, Lili et la louve

17-06-fontenaille - lili et la louve.jpgQuelque part dans une haute vallée pyrénéenne. La maman de Lili est bergère ; son papa, guide de haute montagne. La fillette partage ses secrets avec sa chienne Neige… mais aussi avec les autres animaux de la vallée, car elle a le don de comprendre leur langage. Alors, quand l’ourse Caramellle lui confie qu’elle a vu une louve sortir du bois, c’est le branle-bas de combat ! Même si cette louve est bien maigre et bien fatiguée. Une fable animalière un peu « écolo-bobo » mais vraiment délicieuse, qui donnera envie de monter dans les alpages goûter à certains petits fromages de brebis ! Si la louve n’a pas tout croqué…

Dès 6 ans

Elise Fontenaille, Lili et la louve, illustrations d’Alice Bohl, Grasset Jeunesse, 2017, 32 p., 14,90 €

09/06/2017

Fanny Dreyer, La Poya

17-06-dreyer la poya.jpgChaque printemps, dans bien des montagnes - quand les fleurs se font belles, « il est temps de partir à l’alpage ». C’est la transhumance qui, en Suisse et dans les vallées frontalières, se nomme la poya. Quel cérémonial ! Autour du cou des colliers brodés auxquels sont accrochées les plus grosses sonnailles, des fleurs sur le front, dans une impeccable file indienne, les vaches montent, montent et montent encore, zig-zag, zig-zag... Elles sont accompagnées de quelques mules pour les bagages, de quelques chiens et surtout, des vachers, les armaillis, coiffés de leur drôle de bonnet rond. Un joyeux petit bonhomme monte pour la première fois et nous raconte les péripéties de cette poya. Il est un peu inquiet de quitter Maman et le village… Les pieds lui chauffent… Voulez-vous savoir la longueur du chemin ? Je ne vous dirai que celle des 17 pages qui se déplient en un long accordéon – elle est d’environ 2,70 m ! Au revers de cette première face, les trois mois passés à faire le fromage, ponctués de la musique des cors, de la visite de quelques chamois – et de beaux rêves. Puis vient la désalpe – tiens, « ma chemise est un peu courte ce matin ! ». Les dessins, inspirés des poyas peintes devant certaines maisons suisses, sont charmants, vifs et colorés, très actuels dans leur attachement à la tradition. Car la poya, en Suisse, est une « tradition vivante » répertoriée comme telle. A lire en écoutant, au choix, le très émouvant « Adyu mon bi payi » ou le célébrissime « Ranz des vaches » pour trois cors des Alpes.

Dès 6 ans – ou avant de partir pour une belle randonnée

Fanny Dreyer, La Poya, La Joie de Lire, 2017, 34 pages en accordéon, 18 €

29/05/2017

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse

17-05-wyss Robinson.jpgUne famille suisse – le père, la mère Katharina et leurs quatre fils (Fritz, Ernst, Jack et Franz) – s’échoue sur une île déserte ; ils en sont si sûrs qu’ils n’iront d’ailleurs jamais à la rencontre d’éventuels habitants. Seuls survivants d’un naufrage, ils parviennent à sauver un certain nombre d’animaux et d’objets de l’épave. Ils vont vivre de chasse, de pêche et de cueillette, mais aussi domestiquer des animaux sauvages, cultiver des champs et construire toutes sortes d’outils, de bateaux et de cabanes. Ils vont aussi devoir affronter des animaux dangereux – boa, lion, tigre, ours… bref, une faune digne d’un parc zoologique ! Au fil des années, ils font de cette île sauvage un petit paradis. Repartiront-ils pour la Suisse quand un navire accostera ?
Johann David Wyss, un pasteur bernois, a imaginé cette « robinsonnade » pour ses quatre fils en 1812 avec des vues très didactiques : raison, sagesse, habileté, courage, travail sont des qualités essentielles à la survie.
Peter Stamm a remarquablement adapté (et raccourci) ce récit pour les jeunes lecteurs actuels : je vous défie de trouver les rares passages qu’il a ajoutés ! Les illustrations à la carte à gratter d’Hannes Binder enflammeront l’imagination du lecteur. Lequel n’aura de cesse de construire une cabane au fond du jardin !
Pour la petite histoire, les sous-titres de ce roman ont varié avec les éditions, ce qui donne Le Robinson suisse « ou l’histoire d’une famille suisse naufragée », ou « Journal d’un père de famille naufragé avec ses enfants »… voire « ou Le Prédicateur suisse naufragé et sa famille ». Tout un programme !

Dès 12 ans

Johann David Wyss et Peter Stamm, Le Robinson suisse, illustrations de Hannes Binder, La Joie de Lire, coll. « Encrages », 2017, 256 p., 16,50 €. Traduit de l’allemand.

Pour lire un extrait, c’est ici.

26/05/2017

Gaston Rébuffat, La montagne est mon domaine

17-05- rebuffat la montagne est mon domaine.jpg« La jeunesse, pour vivre, doit avoir un grand désir. Quand j’avais 15 ans, j’étais aussi grand que maintenant et plus mince ; j’avais peu de force dans les bras, je n’arrivais qu’avec peine à faire un rétablissement. Pourtant, je désirais tellement devenir alpiniste et un jour peut-être devenir guide ! Devenir alpiniste !...
J’aimais la haute montagne. Maintes fois je l’avais entrevue d’une vallée, d’un col, d’un petit sommet ; mais cela ne me suffisait plus ! Je désirais la connaître et grimper. »
Né à Marseille en 1921, Gaston Rébuffat réussit son brevet de guide en 1942 ; les Chamoniards l’accueilleront bientôt au sein de leur compagnie. Des Calanques au massif du Mont Blanc et à l’Annapurna, encordé parfois avec des personnalités telles Maurice Baquet ou Haroun Tazieff, Gaston Rébuffat sait aussi prendre la plume pour nous raconter ses montagnes, ses passions.
Son épouse Monique a eu l’excellente idée de réunir les textes les plus célèbres  de ce grand conteur. Après les avoir lu, allez chercher les originaux dans les brocantes de montagne !

Adolescents

Gaston Rébuffat, La montagne est mon domaine, Hoëbeke, 2017, 232 p., 9 € en poche. (existe aussi broché, 16,95 €). Extraits de « Glace, neige et roc », de « Un guide raconte », de « A la rencontre du soleil », « Cervin, cime exemplaire », « Mont-Blanc, jardin féerique », « Étoiles et Tempêtes », etc.

09/05/2017

Annie Jay, Jean, petit marmiton - Une surprise pour le duc !

17-05-jay - jean marmiton versailles.jpg« Quel bruit dans la cuisine du château ! Le personnel s’agite tandis que maître Pierre, le cuisinier, donne ses ordres ! Jean se penche au dessus de la cheminée où brûle un feu d’enfer. » Jean, le marmiton, est, avec la jeune Madeleine, le héros de ce roman d’aventures. Quand le nain Bébé bouscule la pièce montée, il leur faut inventer bien vite un nouveau dessert pour le duc. Allez, je vous donne un indice : nous sommes au château de Commercy en 1755. Un roman « à lire tout seul », mais pas si simple que cela, car dès la première page, il faut savoir déchiffrer de belles expressions telle « la peau croustillante des six volailles embrochées ». En se léchant les babines, car les recettes concoctées dans les cuisines du duc Stanislas sont succulentes.

Dès 7 ans – à lire tout seul.

Annie Jay, Jean, petit marmiton - Une surprise pour le duc !, illustrations d’Ariane Delrieu, Albin Michel Jeunesse, 2017, 48 p., 5,90 €
Du même auteur, dans la même collection : Jean, petit marmiton – Le concours de la reine

08/05/2017

Anne Cortey, Au fond des bois

17-05-anne cortey au fond des bois.jpgDeux fillettes profitent du retour du soleil pour partir en promenade « au fond des bois ». Quand soudain… « ma grande sœur a disparu. Il n’y a plus une trace d’elle, à part le paquet de gâteaux. Je l’appelle, je dis son prénom chaque fois un peu plus fort. Personne ne répond, elle va certainement revenir, elle ne peut pas m’avoir abandonnée. C’est impossible. » Et la cadette de gamberger – et nous avec elle. Bien sûr, tout finira bien, la grande sœur était juste derrière le plus proche buisson. Les illustrations douces de Julia Wauters, aux couleurs très seventies, nous rassurent d’emblée : au fond de ces bois-là, rien de grave ne peut arriver !

Dès 4 ans

Anne Cortey, Au fond des bois, illustrations de Julia Wauters, 2017, Sarbacane, 40 p., 15,50 €

05/05/2017

Henri Meunier, Bientôt

17-05-meunier- bientôt.jpg« Bientôt, sans doute, cette chenille se fera papillon. Et elle s’envolera. Mais lequel de ces papillons sera-t-elle devenue ? » Peut-être, sans doute, ce n’est pas sûr… Comment expliquer à un enfant que demain est un savant mélange de certitudes (après la nuit vient le jour), de hasards (mais après la pluie ?) et d’inconnu (où va ce bateau qui disparaît à l’horizon ?). Cet album réussit son pari de manière optimiste, avec ses couleurs gaies, son graphisme simple et ses phrases accessibles aux plus petits. Ce qui est certain, en fin de compte, c’est que la vie de tous les jours est source de mille surprises !

Dès 3 ans

Henri Meunier, Bientôt, Editions du Rouergue, 2016, 24 p., 13 €

28/04/2017

Sophie Vissière, Le Potager d’Alena

17-04-vissière potager alena.jpg« Ce matin, comme tous les matins, pour aller à l’école, je passe avec maman devant un champ en friche. » « En friche », en voilà un mot savant ! Ce champ, au fil des jours, se transforme en un beau potager jusqu’au jour où, bien sûr, tous les légumes sont récoltés. Où ont-ils pu disparaître ? Tout simplement sur l’étal de la maraîchère, pour le régal des petits et des grands. Des dessins naïfs, parfois au ras de terre, parfois en vue aérienne, ce qui permet de suivre du doigt les chemins qui mènent au village. Et un beau papier, "signature" de cet éditeur.

Dès 5 ans

Sophie Vissière, Le Potager d’Alena, Hélium, 2017, 56 p., 13,90 €

20/04/2017

Patrice Manic, Le Cœur rouge de Brocéliande

17-04-manic coeur rouge brocéliande.jpg« Aujourd’hui, premier jour des vacances, Tante Loeva emmène les enfants visiter Brocéliande. Eline est ravie. Elle rêvait de découvrir la forêt enchantée. » Au détour d’un sentier, Merlin lui explique que les randonneurs déposent parfois un cadeau sur son tombeau avant de faire un voeu. Ces petits riens ? Ce seront, collectés au fil du récit, « un souffle d’air, le goût du pain, la douceur d’une coquille, le chant d’un oiseau et un petit cœur rouge ». Une belle entrée en forêt, ou un beau souvenir pour les enfants qui auront marché jusqu’à l’arbre d’or, dans le Val sans Retour et vers le tombeau de Merlin. Sans tomber dans la fontaine de Barenton, car alors, gare à l’orage !

Dès 6 ans

Patrice Manic, Le Cœur rouge de Brocéliande, illustrations de Nolwenn Languille, Editions Beluga, 2014, 30 p., 12 €