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28/03/2015

Claude Merle, Spartacus

15-04- merle - spartacus, bayard, chouetteunlivre.jpgDe la part de Nathalie I. : Le personnage de Spartacus est abordé de manière assez subtile, ce qui donne de la profondeur au récit. Le personnage présente de multiples facettes qui rendent compte de la complexité de la situation. Chef de guerre, grand guerrier, fin stratège, meneur d'hommes... par touches, l'homme affleure derrière les batailles. Il est toujours lucide, responsable, mais il ne se laisse jamais dépasser par ses doutes. C'est un hymne à la liberté, un refus de l'esclavage de tous ces hommes qui revendiquent une vie libre, debout, fier... Paradoxalement, choisir la mort était choisir de vivre... 

Pour les aspects guerriers, l'auteur ne fait pas dans le sanguinolent. Quelques phrases bien tournées, quelques adjectifs choisis avec soin suffisent à rendre compte de la dure réalité des combats. Malgré tout, c'est dur. La discipline était impitoyable, les punitions l'étaient tout autant... Les ambitions des chefs romains ne sont pas toujours très glorieuses. La conception de l'esclavage et la valeur de la vie des hommes peuvent choquer, mais cela correspond à une réalité historique!

Autre point à souligner, il y a beaucoup de vocabulaire, notamment militaire romain. Un petit lexique de deux pages en fin de livre permet de comprendre les mots et de mieux comprendre les batailles pour peu qu'on se donne la peine de les lire.

Extraits :

"Quelques semaines de liberté valent mieux qu'une vie de servitude."

"Les esclaves ont lutté comme des lions. Il suffit de voir leurs dépouilles: aucun n'a été frappé dans le dos. Pas de fugitifs !"

Dès 10 ans

Claude Merle, Spartacus, Collection "Héros de légende", Bayard Jeunesse, 2009, 182 p., 5,90 €

19/03/2015

Gwenaëlle Barussaud, Pauline, demoiselle des grands magasins

15-03-gwenaelle barussaud - pauline, demoiselle des grands magasins - mame - chouetteunlivre.jpg« Pauline leva les yeux. C’était une façade immense, toute blanche, surmontée de grandes lettres d’or qui indiquaient ce nom : ‘‘A L’ELEGANCE PARISIENNE’’. […]
- Voilà ce qu’il nous faut, Lucille, s’exclama Pauline.
- Quoi donc ? demanda la fillette aux taches de rousseur, d’un air méfiant.
- Mais ça, voyons ! Un emploi dans ce grand magasin ! »
Nous sommes en 1866. Pauline Bordier, 16 ans, orpheline et chargée de deux jeunes sœurs, parvient à se faire embaucher dans ce temple du luxe et de la consommation qu’est un grand magasin, symbole du Paris de Napoléon III. Mais rien ne lui sera épargné : calomnies, mensonges, jalousies… l’envers du décor n’est pas aussi brillant que les vitrines, aussi séduisantes que féériques.
Gwenaëlle Barussaud, tout en reprenant la trame du « Bonheur des Dames » d’Emile Zola, propose ici un beau roman d’apprentissage, dans lequel une adolescente courageuse et déterminée non seulement prend soin de sa famille mais propose aussi d’améliorer la vie quotidienne des « demoiselles du grand magasin ». En prime, une jolie bluette avec Gaspard, l’un des coursiers de l’Elégance parisienne.

Dès 12 ans

Gwenaëlle Barussaud, Pauline, demoiselle des grands magasins, « Les lumières de Paris », Fleurus, 2015, 320 p., 13,90 €

10/03/2015

Marie-Christine Helgerson, Claudine de Lyon

15-03-helgerson - claudine de lyon - v2.jpgDe la part de Nathalie I. : « Claudine habite à Lyon à la fin du XIXe siècle dans le quartier des canuts, les fileurs de soie, avec ses frères et ses parents. Elle a 11 ans et travaille dix heures par jour sur son métier à tisser dans l’atelier de son père. Le travail est dur, les journées sont longues, et Claudine, le dos courbé, enfermée toute la journée, mal nourrie, finit par tomber malade : tuberculose. Son père accepte de la laisser partir à la campagne chez sa belle-sœur. Là-bas, Claudine enfin se repose. Elle réfléchit, reprend des forces, et découvre qu’elle ne veut pas vivre, elle aussi, l’existence triste et pauvre de ses parents. Elle veut aller à l’école, apprendre à lire, et plus tard dessiner des modèles pour les premiers magasins de vêtements qui commencent à s’ouvrir...

Mon avis: le contexte est réellement difficile, mais la personnalité de cette enfant domine largement et l’espoir porte tout le livre jusqu’à la dernière page. C'est une belle leçon de vie : il n’y a pas de fatalité! Cela rappelle tout ce que l’école peut apporter à travers l’enseignement. L’éducation est une forme de liberté ... et les rêves portés par la volonté font le reste ! »

Extrait : « C’est moi qui vous dirige puisque je vous habille. Et votre toilette est signée : Claudine Boichon. »

A partir de 9 ans

Marie-Christine Helgerson, Claudine de Lyon, Edition Flammarion Poche, 2010, 205 p., 5,60 €
Autre édition, avec une couverture plus optimiste : 1999, 220 p., à trouver d’occasion.

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06/02/2015

Beatrice Masini, Emma et le jardin secret

2015-02-masini-emma et le jardin secret - petites moustaches - chouetteunlivre.jpg« Emma, petite fille de dix ans aux yeux verts et aux longs cheveux, avait un souhait et un secret qui, au fond, étaient la même chose. Comme beaucoup d’enfants vivant en ville, son souhait était d’avoir son propre jardin. Et tout le monde le savait. » Or ce jardin magique – magique parce que bien fermé – est à trois pas de chez elle, entre deux palais milanais.
Or une autre Emma, cinq cents ans plus tôt, a un souhait opposé : sortir de ce jardin et découvrir le monde. Leurs deux histoires se déroulent en parallèle. Vont-elles se rencontrer par la magie de l’écriture ?
Plus facile à lire que La Fille qui dévorait les livres de Pierdomenico Baccalario, mais construit sur un principe similaire, ce roman de Beatrice Masini fait découvrir la vie d’une jeune princesse milanaise contemporaine de Léonard de Vinci, dont elle admire les feux d’artifice.
L’auteur a gagné le prix Pippi, le prix Elsa Morante Ragazzi et le prix Andersen – Il mondo dell’infanzia comme meilleur auteur en 2004.
Merci à Marie-Sophie M.

Dès 10 ans

Beatrice Masini, Emma et le jardin secret, Ed. Les petites moustaches, 2013, 150 p., 12 €

16/01/2015

Héros de jeunesse 04: Agnès Fénart présente la collection Signe de Piste et son dessinateur Pierre Joubert

Pour cette nouvelle émission de "Héros de Jeunesse" sur TV Libertés, j'ai reçu Agnès Fénart, éditrice, qui a repris le flambeau du Signe de Piste sous le label des Editions Delahaye. Elle évoque ici les titres anciens et récents, romans scouts et romans d'aventures. Avec un focus sur Pierre Joubert, le dessinateur emblématique de la collection.

 

13/01/2015

Friedrich Feld, Le Mousse de la Santa Maria

15-01-friedrich feld- le mousse de la santa maria - signe de piste - delayahe - chouetteunlivre.jpg« Une demi-heure avant l’aube, l’amiral avait donné l’ordre de larguer les amarres qui attachaient les trois vaisseaux aux quais du Rio Tinto, dans le port de Palos. La brise du matin gonflait les voiles carrées de la Santa-Maria et de la Pinta et celles, triangulaires, de la petite Nina. Lentement, les navires se mirent à descendre le fleuve, vers la mer. » Trois caravelles promises à un destin fabuleux. Caché dans la cale de la Santa-Maria, Pedro, une quinzaine d’années au mieux, s’est juste trompé... de bateau. Devenu mousse, il va partager la vie du bord, les inquiétudes, les tempêtes, les mutineries et les sautes d’humeur de l’amiral, ce curieux aventurier nommé Cristobal Colon, notre Christophe Colomb. Jusqu’à l’arrivée dans ces îles des « Indes occidentales » qui n’étaient ni la Chine ni le Japon, mais les avant-postes d’un continent à explorer, les Amériques.

Roman historique, Le Mousse de la Santa Maria fera vibrer les jeunes aventuriers qui partageront la vie de Pedro. Ce jeune Espagnol, en 1492, rêvait de devenir orfèvre et pas du tout moussaillon !

Dès 12 ans

Friedrich Feld, Le Mousse de la Santa Maria, illustrations de Pierre Joubert, Editions Delahaye, Coll. « Signe de Piste », 2013, 198 p., 14 €. Réédition.

22/12/2014

Jean-Louis Larochette-Prost, Miguel le Cristero

larochette-prost- miguel le cristero-Signe-de-Piste-Editions-Delahaye-chouetteunlivre.jpg« Durant les quelques jours précédant le samedi au soir duquel la messe clandestine devait être célébrée, Miguel délivra encore plusieurs messages à divers villageois, artisans et autres fermiers, avec succès, fier d’assurer ses missions devant des Cristeros avertis. » Miguel, 15 ans en 1928, vit dans un Mexique en guerre : d’un côté, un gouvernement anticatholique soutenu par l’armée régulière – les federales -, de l’autre, le petit peuple mexicain, profondément croyant, qui n’hésite pas à prendre
Miguel, chassé de son collège, a rejoint ceux qui n'ont pas peur, les Cristeros, qui se battent avec ce qu'ils trouvent, pour leur Dieu, leur Eglise et leur liberté. Porteur de messages, le jeune garçon sera souvent au premier rang de combats violents.

Un récit poignant et sans concession, sur une guerre trop longtemps ignorée ou moquée...
Et une question brûlante, à la lumière de l'actualité la plus récente, et dont chacun devra trouver la réponse en lui-même: faut-il mourir à quinze ans pour sa foi ?

A partir de 12 ans

Jean-Louis Larochette-Prost, Miguel le Cristero, Ed. Delahaye, coll. « Signe de Piste », 2014, 188 p., 14 € - Disponible chez votre libraire, ou chez Carnet2bord

13/12/2014

Dominique Joly, Léon, sur le chantier de la tour Eiffel

14-12-dominique joly- léon, sur le chantier de la tour eiffel - gallimard jeunesse - chouetteunlivre.jpg« Dimanche 16 septembre [1888]. Premier jour de repos après une semaine de travail bien fatigante. […] Les deux premiers jours, j’osais à peine regarder en direction du sommet de la tour. A ses pieds, travaillant là comme une fourmi, je me sentais si petit face à elle, tellement gigantesque ! Et puis, peu à peu, je me suis mis à relever la tête en me disant que moi, Léon, j’étais en train d’œuvrer pour la faire grandir. Moi aussi, j’appartenais à cette aventure extraordinaire ! »
Léon, grâce à son journal, nous fait revivre, semaine après semaine, la construction de la tour Eiffel, cette dame de fer qui deviendra, du haut de ses 300 mètres, le symbole de Paris. Quelle est donc la vie quotidienne d’un jeune ouvrier parisien de quatorze ans sur le « chantier du siècle » ? D’abord celle d’un défi permanent, pour lutter, si haut, contre le froid, le vent, la fatigue et la peur. Alors quand, en plus, certains font grève et que d’autres s’indignent, il faut être un brave petit gars de quatorze ans, avec ses bons amis et un vaillant caniche, pour s’engager dans pareille aventure.

Après quoi, il vous sera difficile de ne pas offrir au jeune lecteur une visite de la tour  - mais sans prendre l'ascenseur.

Dès 10 ans

Dominique Joly, Léon, sur le chantier de la tour Eiffel, Gallimard Jeunesse, coll. « Mon histoire », 2014,  160 p., 10,50 €

12/12/2014

Retour sur le salon du livre de Montreuil avec TV Libertés

Pour mon émission "Héros de Jeunesse" sur TV Libertés, je me suis rendue au salon du Livre de jeunesse de Montreuil. Quelques belles trouvailles, en images et en musique! Il est encore temps de passer commande au Père Noël!

 

03/12/2014

Gwenaële Barussaud, Léonie et le complot impérial

14-12-Gwenaele Barussaud -Léonie - les demoiselles de l'Empire - mame- chouetteunlivre.jpgDécembre 1812. La jeune Léonie, 16 ans, est renvoyée de la prestigieuse institution de la Légion d’honneur pour avoir osé fuguer. Indocile ? Récalcitrante ? C’est l’avis de Madame la Surintendante. Mais la jeune fille, elle, se trouve plutôt intrépide – à l’instar des héros qu’elle admire, au premier rang desquels les tirailleurs grenadiers de la Garde impériale dont son père est colonel. Et le voilà bien embarrassé, le colonel Fauvel, quand sa fille lui est rendue… Veuf et soldat, il lui faut bien placer la demoiselle à l’abri de tout danger. Léonie entre ainsi à la Malmaison, comme lectrice de l’impératrice Joséphine. Mais la place est-elle aussi tranquille que cela ? De la Malmaison, en effet, à la suite de moult péripéties, Léonie va rejoindre Schönbrunn, et y rencontrer l’Aiglon, ce bel enfant aux boucles blondes. Et bientôt, la voilà qui complote… Une héroïne attachante, cette Léonie : courageuse, dynamique mais en règle avec sa conscience et fidèle à ses convictions, tant politiques que religieuses.
Après Héloïse, pensionnaire à la Légion d’honneur et Blanche ou la cavalcade héroïque, Gwenaële Barussaud livre ici un 3e tome tout aussi énergique et revigorant. Les trois romans peuvent être lus séparément.

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Léonie et le complot impérial (Tome 3 de la série « Les Demoiselles de l’Empire »), Mame, 2014, 220 p., 12,90 €