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27/06/2013

Une fleur étrange pour imaginer

Chabas-Concejo-les-fleurs-parlent-casterman-chouetteunlivre.jpg« Il n’est jamais bon de trop dire aux enfants qu’ils sont beaux. Ni de leur répéter constamment combien ils sont intelligents ou drôles. A ce jeu, on en fera vite de petits animaux de cirque. » Il est rare qu’un conte commence par sa morale. Mais cela permet de le clore, comme une sonate, sur une note intense. L’histoire de Selma, «la fleur rouge», se termine ainsi : «Elle pleura jusqu’à ce qu’enfin sa propre vie soit soufflée. Comme une simple bougie.»

Les trois contes réunis dans cet album au long format vertical, superbement illustré, parlent tous trois de fleurs : une tulipe, la Mauve, qui entraîne son créateur de malheur en désespoir ; un œillet blanc, symbole de l’amitié qui lie deux jeunes Indiens confrontés au grizzli ; enfin, la pivoine rouge, dont «l’orgueil dépasse les limites du supportable».

Une écriture envoûtante, un vocabulaire riche et délié, des histoires quelque peu dérangeantes : à réserver aux très bons lecteurs, capables de discernement, qui, eux, s’en délecteront.

À partir de 12 ans

Jean-François Chabas, Les fleurs parlent, illustrations de Joanna Concejo, Albums Casterman, 2013, 64 p., 16,95 €

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