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06/09/2012

Pour la sainte Russie, pour la vieille Tradition

12-09-Trébor-carole-nina-volkovitch-1-chouetteunlivre.gifMoscou, automne 1941. Dans les souterrains du métro, entre deux bombardements, une jeune conservatrice berce sa fillette en évoquant des tableaux impressionnistes français. Une manière de conserver un peu d’espoir… Moscou, hiver 1948. Sa mère envoyée au goulag, Nina doit rejoindre l’orphelinat de Karakievo, « où sont généreusement accueillis les enfants des ennemis de l’Etat ». Avec, dans son maigre bagage, quelques précieux indices – comme autant de jalons qui vont mener Nina Volkovitch, « de la lignée des Volkovitch », jusqu’à un bien étrange monastère. Un roman dont le volet fantastique – très convaincant pour garder les jeunes lecteurs en haleine – ne fait pas oublier le cadre historique de la dictature soviétique, décrite sans complaisance. Les étapes du cruel "jeu de piste" que suit Nina démontrent mieux qu'un cours la force d'âme que procure une intimité cultivée avec les oeuvres d'art. Ici ou là, des expressions un peu relâchées et trop contemporaines cassent la magie du dépaysement – sans quoi je me serais autorisée à faire quelque rapprochement avec certains romans de Vladimir Volkoff.

Dès 14 ans.

Carole Trébor, Nina Volkovitch – tome 1 : La Lignée, Gulf Stream éditeur, 2012, 224 p., 14,90 € 

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