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18/02/2011

Neuf heures, dix heures, une heure, deux heures

11-02-Nilsson-Le_jour_ou.jpgEncore un livre venu de Scandinavie ! Ce n’est pas une « spécialité » chez moi, non, juste un vieil atavisme peut-être, en souvenir de nos demoiselles au pair suédoises… Car nous leur disions « mademoiselle », à nos Tove aux longues jambes.

Notre petit bonhomme de héros est tout fier : « Un jour, à l’école, j’ai appris l’heure. Neuf heures, dix heures, une heure, deux heures. D’habitude, Papa venait me chercher à trois heures. » Et là, pas de Papa, ni de Maman, moins encore de Tove aux longues jambes (normal, elle n’est pas dans l’histoire). Dans ce vide spatio-temporel – dix heures, une heure - va s’inscrire un drame en miniature, toute une histoire où l’affabulation va maintenir l’angoisse à une distance acceptable. L’imagination mais aussi la prise de conscience immédiate d’être le « grand frère » qui doit cacher son inquiétude fondamentale (pour lui, les parents se sont fait écraser par un camion, rien de moins) et « faire comme si » de rien n’était, tout en vaquant aux tâches essentielles : s’abriter, jouer – et même fabriquer une télévision en carton – ça, Robinson n’y avait pas pensé !

Quelle idée aussi ont les adultes de compter les doigts de la main par dix, mais les œufs, les yaourts et… les heures par douze !

 

Dès 5 ans

 

Ulf Nilsson, Le jour où nous étions seuls au monde, illustrations d’Eva Eriksson, Coll. Pastel, L’Ecole des loisirs, 2009, 26 p., 11 €

Commentaires

Quel régal de faire un petit détour par votre site chaque jour.
Il y a toujours un peu de fraîcheur à prendre. Avec un tel guide l'imagination des petits et des grands ne peut que se développer ! Continuez.

Écrit par : Mireille l'abeille | 21/02/2011

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