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22/02/2018

Allegro, en musique avec Tétras Lire

A2_COUV - tétras Lire février.jpgLe numéro de février du magazine Tétras Lire est dédié à la musique. Vous y découvrirez comment le petit Baptiste Lulli quitta Florence : quelle épopée que de traverser l’Italie et la France accroché vaille que vaille au carrosse de Monseigneur de Guise ! Et quelle chance pour ce petit galopin de rencontrer la duchesse de Montpensier. Après ce « conte historique », des jeux en musique font un parfait intermède avant une belle légende sur les violons de Crémone et ce fabuleux luthier que fut Antonio Stradivari. Avant de goûter en musique, ne pas oublier de cuisiner une Schicciata alla fiorentina !

Dès 8 ans

Tétras Lire, le magazine. Sur abonnement ou au numéro. https://www.albaverba.fr/

19/02/2018

Jean-Philippe Arrou-Vignod, Un petit pois pour six, Histoires des Jean-Quelque-Chose

18-02-arrou vignod petit pois pousr six.jpgCherbourg, un jeudi après-midi des années ’60. « Opération bibli ». Quand Jean B passe l’après-midi « à la bibli », non seulement il se régale des « Langelot » ou des « Michel », mais, en plus, il « couvre » son frère aîné Jean-A qui, lui, préfère aller jouer sur le Circuit des 24 heures du Mans de son camarade de classe. Mais parfois les choses se gâtent… Surtout quand Jean B, prenant au hasard quelques livres pour son frère, rapporte à la maison « 20 sur 20 en catéchisme » ou « Je prépare le Carême » en lieu et place d’un bon « Club des Cinq ». C’est pourquoi, « à la façon dont Jean-A a jeté ses livres dans la chambre, j’ai vite compris qu’on allait avoir droit à une sacrée bataille de chaussettes sales ce soir ». Jean-Philippe Arrou-Vignod a pioché, dans ses souvenirs d’enfance, de quoi raconter treize nouveaux épisodes toujours aussi farfelus de cette brochette de bananes, ces fameux Jean Quelque-Chose. Des histoires qui feront rire les grands-parents et qui enchantent les enfants, vu le succès de la série.  

Dès 9 ans

Jean-Philippe Arrou-Vignod, Un petit pois pour six, Histoires des Jean-Quelque-Chose, illustrations de Dominique Corbasson, Gallimard Jeunesse, 2018, 176 p., 12 €

15/02/2018

Stéphanie Buhot, Les enfants au musée !

18-02- buhot les enfants au musée.jpgCarnet de croquis en main, les yeux écarquillés, ils tentent de recopier des hiéroglyphes, de saisir la silhouette d’une statue, voire le mouvement d’une marine. Vous pensez que je rêve ? Pas du tout ! Les enfants sont fascinés par les œuvres d’art et par les musées qui les abritent – à condition de choisir des lieux calmes, et, parfois, de promettre un bon goûter à la sortie ! Si vous voulez vous remettre en mémoire les courants artistiques, proposer des jeux inédits de « cherche et trouve », ou connaître les mille astuces des grands musées, cet ouvrage, dû à la plume aussi savante que pédagogique de Stéphanie Buhot, vous sera d’une grande aide.

Pour les parents et toute la famille.

Stéphanie Buhot, Les enfants au musée ! Le guide indispensable pour tous les parents, Editions du Rocher, 2018, 212 p., 16,90 €

26/01/2018

Les Métiers dans la Malle aux mille trésors

18-01-métiers 1000 trésors - Couverture.jpgApiculteur, luthier, imprimeur, pâtissier, infirmière, jardinier, charpentier… ils ont répondu avec autant de professionnalisme que de sollicitude aux rédacteurs de la revue pour enfants « La Malle aux mille trésors », qui présentent ainsi dix-neuf « vrais » métiers. L’occasion d’en apprendre plus sur les formations, l’outillage, les relations avec les clients, mais aussi de partager la joie de ceux qui exercent un beau métier.
Si certains métiers nous viennent d’une longue tradition, du Moyen Age ou de plus loin encore, l’album propose aussi une incursion – ou une excursion ? – dans l’univers méconnu des plates-formes pétrolières et un entretien avec un chef d’atelier de l’aéronautique.
La maquette est un peu serrée, la malle est remplie « jusqu’au bord » mais chacun avait beaucoup à dire pour faire partager sa passion et susciter des vocations.

Dès 10 ans

Les Métiers dans la Malle aux mille trésors, Editions du Mouvement catholique des familles, 2017, 100 p., 19 €

22/01/2018

Gwenaële Barussaud, Léo, Mon secret est une chance

18-01- barussaud-  léo t 1.jpg« Pas de rêves où m’évader, pas même un sommeil de brute dans lequel je me perdrais pour tout oublier. Non, j’ai la conscience bien éveillée au contraire, je sens parfaitement cette crevasse dans mon cœur, qui fissure mes certitudes, ébranle mes convictions. Mes parents ne sont pas mes parents. […] C’était donc ça mon prénom d’aristo, mon teint pâle, mes cheveux blonds ? »
Autant de questions que se pose Léonore, dite Léo, dix-huit ans, ouvrière de la chocolaterie Menier en cette fin du Second Empire, quand ses parents lui révèlent le secret de sa naissance. Et notre héroïne de « monter » à Paris, et de se faire embaucher comme petite bonne dans l’immeuble chic où sont censés habiter ses parents afin d’y mener son enquête.
Gwenaële Barussaud signe là un roman d’aventure et d’initiation donc, où ne manque ni la « croix-de-ma-mère » sous la forme d’un monogramme de batiste, ni le « gentil garçon » protecteur, plein d’avenir – et un peu amoureux. Mais Léo, comme les autres héroïnes de Gwenaële Barussaud, n’est pas une « oie blanche » : volontaire, énergique, elle n’hésite pas à prendre des décisions courageuses. Elle assiste ainsi aux obsèques de Victor Noir, au procès de Pierre-Napoléon Bonaparte, avant de prendre seule le train pour Saint-Malo et le bateau pour Guernesey, haut lieu de l’exil sous le Second Empire, où elle renoue avec son histoire. Je vous laisse la surprise de ce premier dénouement, en attendant le tome 2, annoncé pour juillet.

Dès 12 ans

Gwenaële Barussaud, Léo, Mon secret est une chance, Rageot, 2018, 256 p., 13,90 €

15/01/2018

Peter Wohlleben, Ecoute les arbres parler

18-01-wohlleben - ecoute les arbres parler.jpg« N’est-il pas captivant de mordre dans les branches et de découvrir leur goût ? Ou de découvrir l’internet de la forêt ? Car il existe ! Les arbres sont connectés entre eux et s’envoient des messages. Ils vivent en famille, s’entraident et savent même compter. »

Après s’être adressé aux adultes avec « La Vie secrète des arbres » qui trône en tête des ventes (14 millions d’exemplaires vendus en septembre 2017 !), Peter Wohlleben a tiré l’expérience de 26 années de terrain auprès des enfants pour rédiger ce livre passionnant. Les arbres ont-ils peur ? Comment boivent-ils ? Quels animaux ont des animaux domestiques ? Comment reconnaître un animal malade ? Autant de questions sur les arbres, les forêts et leurs habitants auxquelles cet ingénieur forestier allemand répond avec autant de science que d’humour, dans une langue accessible à tous. Reste à chausser ses bottes et aller sur le terrain réaliser les expériences proposées.

Dès 8 ans

Peter Wohlleben, Ecoute les arbres parler, Michel Lafon, 2017, 127 p., 14,95 €. Traduit de l’allemand.

11/01/2018

Rascal, La forêt d’Alexandre

18-01-rascal - la foret d'alexandre.jpgAlexandre, « bien qu’il fût comptable de profession, avait toujours préféré la beauté des arbres à celle des chiffres ». Pour notre grand bonheur, il « avait fait le rêve de planter un arbre ». Et la terre, aride et caillouteuse, céda sous la force de son rêve. Un texte bref et sobre et des gravures dont il émane une vitalité rare, déterminée et douce à la fois.

Dès 7 ans et pour tous les poètes

Rascal, La forêt d’Alexandre, Editions À pas de loups, 2017, 40 p., 15,50 €

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02/01/2018

Dimitri Casali et Christophe Beyeler, L’Histoire de France vue par les peintres

17-12-casali beyeler - histoire de france vue par les peintres.jpgEn cent tableaux, Dimitri Casali et Christophe Beyeler déroulent sous nos yeux une histoire de France vivante, mouvementée parfois, émouvante souvent. De « Vercingétorix se rendant à César », peint en 1886 par Henri-Paul Motte à une « Scène du débarquement sur Sword Beach le 6 juin 1944 » de Richard Willis, ce sont près de 2000 ans de notre épopée nationale qui ont inspiré les artistes les plus divers. Les commentaires historiques sont complétés par une analyse fine des détails de certains tableaux : du manteau d’hermine de Philippe Auguste devant Acre, lors de la 3e croisade, au cimier garni d’une chenille écarlate porté par un carabinier de Napoléon à Winkowo , de la cocarde de Charlotte Corday  à l’aérostat qui domine le champ de bataille de Fleurus, rien n’a échappé à l’œil perspicace de deux historiens. Les lecteurs de Dimitri Casali ne seront pas étonnés de la part belle faite à l’épopée napoléonienne.
Gérôme, David, Delacroix, Meissonier, Vernet, autant de noms connus pour leurs grandes compositions devenues les « images d’Epinal » qui, il y a peu encore, illustraient les livres scolaires. Ces œuvres de commande s’inscrivent souvent dans une volonté politique que les auteurs n’occultent pas, donnant ainsi à lire la construction de notre identité nationale.  

Dès 12 ans et pour toute la famille

Dimitri Casali et Christophe Beyeler, L’Histoire de France vue par les peintres, Flammarion, 2017, 320 p., 19,90 €

28/12/2017

Anie et Michel Politzer, Le génie singulier des Celtes

17-12- politzer - génie singulier des celtes.jpgPays biturige, Ier siècle avant J.-C. Trabos, le marchand de lingots de fer, conduit son charriot, tout en repensant au vol dont il a été victime. Les brigands pictons lui ont volé un chargement de sel. Les mêmes Pictons viennent d’attaquer le village de Tannobriva, où il pensait faire étape chez son ami Natonios. Or cette attaque n’est qu’une des batailles qui opposent depuis longtemps les deux villages… En suivant les péripéties qui émaillent la vie de Trabos, de Natonios et de leurs amis, le lecteur fera connaissance avec les Celtes du Ier siècle avant J.-C. : leur habitat, leurs techniques artisanales, leur agriculture, leur fougue au combat, leur religion, tout ce qui fait le « génie singulier » des Celtes. Les auteurs ont mis en scène les derniers états de la recherche archéologique et mettent ces données à la portée des jeunes lecteurs – même si l’on frissonne un peu quand on apprend que Natonios n’a pas hésité à couper des têtes sur le champ de bataille, et que les corps sans tête des ennemis peuvent être exposés dans des sanctuaires macabres. Photos et illustrations éclairent un texte riche d’enseignements. Il me semble juste que les auteurs ont oublié leurs déclinaisons latines, la cité, la région, le territoire se dit en latin civitas, et son pluriel est civitates ; « civitae » est donc un solécisme barbare !

Nous nous réjouirons de savoir que la maisonnée celte fêtait le solstice d’hiver en dégustant des gâteaux autour du feu, en échangeant de menus présents et en gardant bien scellées les cendres des bûches qui iront fertiliser les prochaines semailles.

Dès 12 ans

Anie et Michel Politzer, Le génie singulier des Celtes, Editions Yoran, 2017, 96 p., 16 €

21/12/2017

Herman Melville, Moby Dick

17-12- melville moby dick.jpg« Ce n’est pas comme passager que je navigue. C’est comme simple matelot. Pourquoi ? Parce qu’on se fait un point d’honneur de me payer pour le mal que je me donne à bord, et aussi parce que le métier de la mer est le plus beau, le plus sain que je connaisse. » C’est en ces termes que se présente Ismaël, témoin de la plus célèbre chasse à la baleine de toute la littérature – et qui sera le seul survivant du naufrage du Péquod, baleinier commandé par un certain Achab. Moby Dick, cet immense cachalot blanc qui a eu le tort d’arracher une jambe d’Achab, est devenu, sous la plume de Melville (1819-1891), un véritable mythe.

Les illustrations de Biélorusse Anton Lomaev servent le roman avec une rare énergie, avec des tableaux le plus souvent en pleine page – et vu le format du livre (26 cm x 37,5 cm), on en prend plein les mirettes. Que le lecteur soit perché sur la vigie ou peine sur les avirons d’une baleinière, il est pris autant par l’image que par le texte (intelligemment abrégé) qui emporte, comme une vague, une autre et encore une autre.  

Dès 12 ans

Herman Melville, Moby Dick, illustrations d’Anton Lomaev, Editions Sarbacane, 2017, 168 p., 29,90 € ; traduit de l’anglais. Texte abrégé.

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