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21/04/2017

Charles Perrault, Rois et reines au sommaire du Tétras Lire d’avril 2017

17-04 - tétras lire perrault.jpg« Sachez que la même fée qui, au jour de ma naissance, me fit le don de pouvoir rendre spirituelle la personne qu’il me plairait, vous a aussi fait le don de pouvoir rendre beau celui à qui vous voudrez bien faire cette faveur », confie Riquet à la Houppe à la jolie princesse – jolie, mais hier encore si sotte et si maladroite. Riquet à la Houppe est un conte assez rarement publié ; il est illustré ici par Marie-Alice Harel qui, ayant de la tendresse pour ses héros, ne les a pas dépeints si laids que cela.
Le second conte de la revue est Peau d’Âne – dans le texte original, lui aussi.
«  - Est-ce vous, lui dit-il [c’est le jeune prince qui parle], qui logez au fond de cette allée obscure, dans la troisième basse-cour de la métairie ?
- Oui, seigneur, répondit-elle.
- Montrez-moi votre main, dit-il en tremblant et poussant un profond soupir…
Dame ! qui fut bien surpris ? Ce furent le roi et la reine, ainsi que tous les chambellans et les grands de la cour, lorsque de dessous cette peau noire et crasseuse sortit une petite main délicate, blanche et couleur de rose, où la bague s’ajusta sans peine au plus joli petit doigt du monde. »
Qui dit roi et reine pense châteaux. Après un long entretien avec Lionel Arsac, conservateur au château de Versailles, le magazine présente les emblèmes royaux, une sélection de nos plus célèbres châteaux et donne même la recette des « macarons du mariage de Louis XIV » !

De 8 à 12 ans

Charles Perrault, Rois et reines, Tétras Lire, avril 2017, 94 p., 9,50 € et par abonnement sur le site : www.albaverba.fr 
Pour feuilleter le magazine, c’est ici.

18/04/2017

Judith Bouilloc, Les Maîtres du vent

17-04-bouilloc maitres du vent.jpg« Maître Ginkgo ?
- Oui, Yann.
- Comment devient-on Gardien comme vous ?
- En s’entraînant encore et encore.
- Oui, mais il y a beaucoup de Waldgangers qui souhaitent intégrer la Garde ! Et tous n’y arrivent pas !
- C’est Finn Shermann, le général de la Garde qui sélectionne en personne les guerriers de l’armée professionnelle de Waldgan parmi les volontaires qui ont seize ans passés. »
Or la mère de Yann, veuve d’un officier et guérisseuse de son métier, ne tient pas à lui donner la précieuse autorisation. Elle verrait mieux son fils reprendre l’atelier de sculpture de son oncle Frans.
De chapitre en chapitre, le jeune Yann suit les cours de l’école des Maîtres du vent, puis de l’école de guerre de SoenTsu. Il s’y lie d’amitié avec des adolescents venus d’autres contrées de ce continent imaginaire – une amitié qui leur permettra, le temps venu, de garantir une paix bienvenue après de terribles batailles. Un roman astucieux, où les forêts se nomment Dodone, Barento ou Verzy, et la capitale de Waldgan, Yggdrasil – et dont les chapitres sont placés sous la haute bienveillance du Cimetière marin de Paul Valéry. Un roman dynamique, dans la lignée des romans de collège et d’initiation, mais avec cette « touche française » qui le démarque des séries industrielles anglo-américaines.

Dès 10 ans

Judith Bouilloc, Les Maîtres du vent, Artège, 2016, 438 p., 17,90 €

13/04/2017

Sophie Humann, Les Compagnons de la cigogne, Le Fantôme des Trois Châteaux

17-04-humann compagnons cigogne 2.jpg« De qui je parle ? a ricané l’homme. Il veut savoir de qui je parle, le gamin ! D’un fantôme, mon gars, et même que si tu l’avais vu, a-t-il ajouté en baissant la voix, tu ne dormirais pas plus que moi. »

Gaspard, Basile et sa sœur Margot ont quitté Strasbourg pour Ribeauvillé, la ville aux trois châteaux. Mais quel château hante le fantôme ? Le Saint-Ulrich ou le Girsberg ? Quand deux belles coupes d’argent sont dérobées au trésor des seigneurs de Ribeaupierre, l’aventure ne fait que commencer pour notre trio… Les villageois soupçonnent le vieux Popi Hans, qui vit dans sa cabane avec Bastien, son petit-fils à l’esprit « dérangé ». Mais à quoi peut s’occuper un certain jeune homme rencontré dans la diligence ? De plus, le « méchant » (celui qui s’était fait prendre à la fin du tome 1), le dénommé l’Anguille, s’est échappé...

S’il a pour cadre l’Alsace du XIXe siècle, ce roman d’aventure rappelle avec bonheur les séries des Clubs des Cinq, Clans des Sept et autres Michel : une intrigue à rebondissements, des lieux où se faire peur, des innocents à réhabiliter, des adolescents vifs, astucieux et attentionnés, avec juste ce qu’il faut de bons sentiments et de belles actions pour encourager à l’optimisme.

De 9 à 12 ans

Sophie Humann, Les Compagnons de la cigogne, Le Fantôme des Trois Châteaux, Gulf Stream, 2017, 224 p., 12,90 €

07/04/2017

Gwenaële Barussaud, 1791, Une princesse en fuite

17-04-barussaud-  1791 princesse en fuite.jpg« Au milieu de la nuit, Marie-Thérèse ouvre les yeux. Où se trouve-t-elle ? Pour la jeune princesse, habituée à dormir dans un lit à baldaquin, la situation n’a rien d’ordinaire. Malgré l’obscurité, elle reconnaît l’habitacle de la voiture, la silhouette de sa gouvernante. Elle devine le souffle du dauphin allongé près d’elle. En un éclair, les souvenirs de la fuite lui reviennent. C’est donc bien vrai ? On a quitté le palais des Tuileries ? » En ce petit matin du 21 juin 1791, la voiture n’a pas encore franchi la barrière Saint-Martin et a déjà pris du retard… Un retard qui lui sera fatal, quand, le lendemain, la famille royale sera reconnue et arrêtée à Varennes. Gwenaële Barussaud a choisi de raconter les six journées du 20 au 25 juin 1791 du point de vue de Marie-Thérèse, Madame Royale, tout juste âgée de 12 ans. Douze ans, à peine l’âge des lecteurs et lectrices de ce récit historique qui les tiendra en haleine. Même si la fin de cette tragique épopée est déjà connue, les divers épisodes et les anecdotes s’enchaînent sans répit. Est-ce dû à la fatigue des mauvaises nuits partagées avec la princesse ? Le relecteur a laissé divaguer son imagination en citant, page 119, Châlons-sur-Saône en lieu et place de… Châlons-en Champagne, ce qui lui est tout pardonné.

Dès 9 ans

Gwenaële Barussaud, 1791, Une princesse en fuite, Scrineo, 2017, 160 p., 10,90 €

04/04/2017

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, La Belle et la Bête

17-04- leprince beaumont sala belle bête.jpg« Le marchand se jeta à genoux et dit à la Bête, en joignant les mains :
- Monseigneur, pardonnez-moi, je ne croyais pas vous offenser en cueillant une rose pour une de mes filles, qui m’en avait demandé.
- Je ne m’appelle point Monseigneur, répondit le monstre, mais la Bête. Je n’aime pas les compliments, moi, je veux qu’on dise ce qu’on pense ; ainsi ne croyez pas me toucher par vos flatteries. Mais vous m’avez dit que vous aviez des filles. Je veux bien vous pardonner, à condition qu’une de vos filles vienne volontairement pour mourir à votre place. » La branche de roses ayant été cueillie pour la cadette des filles, la Belle, c’est bien elle qui ira se livrer au monstre. Bien heureusement, ce qu’avait tramé une méchante fée sera aboli par une bonne fée – et le monstre redevenu prince charmant épousera la Belle. David Sala (voir ici) s’est inspiré des peintres Art Nouveau – Klimt, Osbert, La Farge, Vroubel… - pour cet album qui respecte le texte original.

Dès 8 ans

Jeanne-Marie Leprince de Beaumont, La Belle et la Bête, illustrations de David Sala, Casterman, 2014, 54 p., 18,50 € - Texte intégral.
Existe aussi en livre de poche : Mme Leprince de Beaumont, La Belle et la Bête, suivi de L’Oiseau bleu de Mme d’Aulnoy, Le Livre de Poche jeunesse, 2014, 128 p., 4,95 € - Avec un malheureux contresens dans la notice biographique de Mme de Beaumont: en 1762, la "Haute-Savoie" n'existe pas, et la Savoie n'est pas française. Il eût donc fallu écrire: "De retour d'Angleterre en 1762, elle s'installe dans le duché de Savoie"...

03/04/2017

Abigail Wheatley, Je cultive mon potager

17-04-je cultive mon potager.jpgFines herbes, haricots, courgettes, tomates, fraises, framboises – et jusqu’au maïs à pop-corn, même s’ils préfèrent la pleine terre du potager, tous peuvent pousser sur un balcon. Il suffit d’un peu de méthode et de patience pour voir germer, fleurir et pousser quelques plants de chaque espèce. Les explications et les conseils sont clairs, les dessins colorés et pleins de vie. Comme les enfants sont ici pris au sérieux, l’auteur précise aussi que les plants peuvent être attaqués par des parasites, des ravageurs ou des maladies – mais qu’il y a des moyens de s’en préserver. Quelle joie ensuite de croquer dans une tomate bien mûre ou de laisser fondre une framboise sur le bout de sa langue…

De 9 à 12 ans

Abigail Wheatley, Je cultive mon potager, illustrations d’Anni Betts et de John Russell, Usborne, 2017, 61 p. plastifiées et spiralées, 10 €. Traduit de l’anglais.

28/03/2017

Hombeline Passot, Les grands classiques de la poésie française

17-03-passot- grands classiques poésie française.jpgDe « Que sont mes amis devenus » de Rutebeuf à « L’enfant qui va aux commissions » de Claude Roy, Hombeline Passot a sélectionné plus de cent poèmes de la littérature française – pas toujours les plus simples, mais les plus musicaux, ceux dont, bon an mal an, on se dit qu’un jour, on les a lus ou même récités. Que de génie dans notre belle langue française ! Les illustrations, gaies et colorées, accompagnent à merveille ces « grands classiques »  - ne reste plus qu’à les apprendre par cœur – pour les aimer « par le cœur ».

Dès 8 ans et pour toute la famille

Hombeline Passot, Les grands classiques de la poésie française, illustrations de Pauline Duhamel, Fleurus, 2016, 352 p., 19,90 €

24/03/2017

Pâques de la Sainte Russie, contes

paques-de-la-sainte-russie.jpgMoujiks et barines, fils de tsar ou popes, tous, au matin de Pâques, regardent le monde avec des yeux neufs, ceux d’une fraternité retrouvée, sous les ors des ornements sacerdotaux de la liturgie orthodoxe. Contes païens – comme les célébrissimes « Oiseau de feu » ou le « Kolobok » – et contes à consonance plus religieuse – tels « Le Petit Cierge » ou « Le Poisson de Notre Seigneur » – rivalisent de fantaisie et de naïveté pour nous faire pénétrer le sens profond de l’imaginaire slave. Gérard Letailleur a sélectionné les plus belles versions de ces contes, qui portent ici la signature d’écrivains exceptionnels : Alexandre Pouchkine, Léon Tolstoï, Anton Tchékhov, Alexandre Kouprine ou Fédor Dostoïevski. Parce que les contes ne sont pas l’apanage de la seule fête de Noël, prenez plaisir à les lire en famille, au coin du feu si l’hiver se prolonge, ou sous la tonnelle si le printemps s’est déjà annoncé. N’oubliez ni les œufs peints, ni la brioche pascale !

Pour toute la famille

Pâques de la Sainte Russie, contes recueillis par Gérard Letailleur, Via Romana, 2017, 200 p., 19 €

21/03/2017

Aude Le Pichon, Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie

17-03-Le Pichon petit livre d'art pour raconter la mythologie.jpgDu A de La Colère d’Achille, peinte en 1757 par Tiepolo, au V de Vulcain forgeant la foudre de Jupiter de Rubens (vers 1636-1638), 60 œuvres d'art - tableaux, mosaïques, enluminures... - permettent de rencontrer les grands héros, héroïnes, dieux et déesses de la mythologie grecque et romaine : Adonis, peint par Titien, Iphigénie, représentée sur une fresque romaine, Narcisse, revu par Salvador Dalí, Orphée, immortalisé par François Boucher… Ces dieux, déesses et héros sont restés autant de sources d’inspiration pour les artistes les plus divers. Un choix intéressant, une documentation pertinente, derrière une couverture convenue.

Dès 10 ans

Aude Le Pichon, Mon petit livre d’art pour raconter la mythologie, Seuil Jeunesse, 2017, 144 p., 15 €

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20/03/2017

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?

17-03-guibert pollet - dis où tu habites.jpg« La chouette effraie niche dans les clochers. Cette dame blanche a une tête en forme de cœur. Elle vit et chasse la nuit. Elle repère ses proies au bruit et consomme près de 1600 petits rongeurs chaque année. […] On l’appelle ‘effraie des clochers’ car, pour pondre, elle apprécie l’obscurité des clochers d’église ou de n’importe quel vieux bâtiment abandonné. » Et encore, je ne vous ai pas tout dit de la Chouette ! Vous découvrirez aussi, entre autres, les habitudes du chardonneret élégant, du lapin de garenne, du petit rhinolophe (une chauve-souris), de la mygale maçonne ou du couteau – non, pas votre Opinel, celui que vous ramassez sur la plage ! Chaque double page de ce livre présente les astuces de ces animaux, petits ou grands, connus ou plus rares, proches ou lointains pour aménager leur « maison ». Un bel ouvrage documentaire, malgré un titre peu valorisant.

Dès 8 ans

Françoise de Guibert, Dis, où tu habites ?, illustrations de Clémence Pollet, De La Martinière Jeunesse, 2017, 96 p., 12,90 €